La Bio : Thomas Newman

Thomas Newman

Thomas Newman

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Fils du grand compositeur Alfred Newman et membre d’une véritable dynastie Hollywoodienne de la Musique de Film, Thomas Newman a prouvé que c’est surtout par son talent qu’il a pu composer sur des grands films tels American Beauty, Les Sentiers de la perdition, The Horse Whisperer ou plus récemment 007 Skyfall.

Une éducation favorable,…

Né le 20 octobre 1955 à Los Angeles, Thomas Newman est le plus jeune fils de Martha Louise Montgomery et du compositeur Alfred Newman. Dans ce contexte familial artistiquement idéal, il reçoit rapidement une éducation musicale en apprenant le violon, dès sa plus tendre enfance. Quelques années plus tard il étudie la composition et l’orchestration à l’University of Southern California puis à Yale University où il décroche un bachelor en Arts, puis un master de musique.

… des débuts professionnels favorables …

C’est justement à Yale que Thomas rencontre l’homme qui par la suite deviendra son mentor, Stephen Sondheim. À la fin des années 70 les 2 hommes composent à New York pour des spectacles se jouant à Broadway, aux antipodes de L.A. et de son industrie cinématographique. Malgré le fait qu’il soit plus intéressé par les représentations théâtrales que par les films, Thomas Newman est doucement intié à la Musiqe de Film par son oncle Lionel Newman, alors directeur musical à la 20th Century Fox. Et c’est sur le premier épisode de The Paper Chase (1979) qu’il s’essaie à cette discipline qu’il ne quittera plus. 4 ans plus tard, John Williams (grand ami de son père et de son oncle) l’invite à travailler sur la scène de la mort de Dark Vador, dans l’épisode VI de Star Wars. Cette collaboration sera déterminante pour lui.

… et surtout un talent favorable !

Mais c’est surtout le talent de Thomas Newman qui lui permet de réaliser une grande carrière dans la musique de Film depuis 1984. Il signe cette année-là sa première BO pour un film, celle de Reckless. Sa carrière décolle par la suite, puis vient cette opportunité pour un premier gros long-métrage, l’excellent Scent of A Woman (1992) de Martin Brest. 3 ans plus tard il fait sensation aux Oscars 95 en étant doublement nominé pour les BO des films Les quatre filles du Docteur March et Les Évadés (1994). Cependant, il repartira de cette soirée bredouille et c’est aussi le début de la malédiction des Oscars pour lui puisqu’ultérieurement les nominations des BO des films Les liens du souvenir (1995), American Beauty (1999), Les Sentiers de la perdition (2002), Nemo (2003), Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire (2004), The Good German (2006), Wall-E (2008), Skyfall (2012), et Saving Mr Banks (2013) n’aboutiront pas à l’obtention de la précieuse statuette. Mais son palmarès se trouve actuellement bien garni par 38 récompenses pour presqu’une centaine de BO réalisées, parmi lesquelles je n’oublierai pas de citer celle de The Horse Whisperer (1998).

Reconnue par ses pairs et par la Critique depuis plusieurs décennies, la musique de Thomas Newman est souvent très recherchée, délicate, subtile, mais n’en demeure pas moins hétérogène, avec des styles musicaux variés et une constante recherche d’instruments exotiques ou de sonorités modernes si ce ne sont insolites. Une curiosité qui n’a cessée de grandir depuis que Sam Mendes l’ait poussé dans ses retranchements, lui demandant une BO comportant quelques morceaux abondamment rythmés pour American Beauty. Résultat, cela aboutit à la BO la plus surprenante de la part de Thomas Newman par son coté multiculturel, tribal et avant-gardiste. Conquis Sam Mendes a eu du mal à s’en séparer, faisant appel à lui pour presque chacun de ses film tels Les Sentiers de la perdition, Jarhead (2005), Revolutionary Road (2008) et 007 Skyfall (2012). C’est d’ailleurs pour ce dernier long métrage que Thomas Newman montra toute l’étendue de son talent avec des morceaux orchestraux ambitieux, teintés de sonorités électroniques et exotiques ; 78 minutes d’une BO imprévisible et surprenante, lui valant récemment un Grammy Awards.

La carrière de Thomas Newman prouve qu’il fait honneur à la famille Newman qui s’avère être une véritable dynastie musicale à Hollywood, puisqu’outre Alfred et Lionel Newman, ses proches parents David Newman, Emil Newman, Randy Newman, Joey Newman se sont tous fait des … prénoms dans la Musique de Film. Toutefois, Thomas Newman est aussi un compositeur qui a su s’émanciper de ses relations familiales (et de ses facilités) par un travail acharné aboutissant sur un style musical réputé appliqué, sophistiqué, diversifié, ne tournant pas autour du pot mais semblant tourner autour du monde.

Didier Bianay

reydarts.fr

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