Sincère ironie

Coup De Cœur

Louis Armstrong

Louis Armstrong

Musique et image doivent-elles toujours correspondre, partager la même humeur ? Si non, est-ce choquant ? Non pas forcément. Telle serait la réponse de Ubisoft qui a tenu à cette pub décalée que beaucoup d’entre nous ont vu sur Petit ou Grand Écran. Et cela n’a échappé à personne, l’opposition entre la douce reprise de La Vie En Rose de Louis Armstrong et les images brutales du spot.

Un exercice intelligent, risqué, mais marquant

C’est donc dans un cadre idyllique que ce déroule Far Cry 4, un dernier opus qui ne déroge pas à la particularité ironique de la saga, où c’est souvent l’enfer au paradis. Ironique l’utilisation de cette musique l’est tout autant. Et c’est sur ce point que j’aimerais attirer l’attention : la musique a toujours un impact sur une scène, elle peut la renforcer, l’adoucir, lui transmettre un état d’esprit par un ton décalé, ou la ruiner.

L’autre vertu est que ce genre de décalage audiovisuel marque, à l’instar de cette scène très hot du film Orange Mécanique sur l’Ouverture De Guillaume Tell (Rossini). C’était même une sacrée manie qu’à eu Stanley Kubrick de mélanger sur ce film des images avec une bande son qui semblait inadéquate ce qui produisait toujours différents effets ironiques, comiques ou narratifs.

Mais ce petit jeu s’avère risqué et certaines synchronisations peuvent ne pas passer dans l’oreille du spectateur, témoin ce malheureux Rap sur une scène du western Django Unchained (Sur le coup Quentin Tarantino était allé un peu trop loin…). Et là, catastrophe, le spectateur dissocie la musique et l’image, si la scène ne devient pas carrément le clip de la musique…

Ainsi comme tout amateur de Cinéma se rappelle des choix de morceaux limite pour Django, une synchronisation décalée ne s’oublie pas facilement… comme ce trailer télévisuel de Die Hard sur fond de Let It Snow (Sinatra) que je n’ai jamais oublié non plus, même 16 ans après…

Didier Bianay

reydarts.fr

Publicités

2 commentaires sur “Sincère ironie

  1. Ça marche ou ça ne marche pas. Selon moi, tout cela ne sont que des impressions. Pour chaque exemple, j’ai par exemple trouvé que chacun était bon à sa manière dans la surprise, dans le décalage et de l’inattendu. Dans Django aussi, il y a eu cette intention. Il me semble que ce sont les interprétations voire les extrapolations qui peuvent transformer un objet artistique en motif polémique. On pourrait avoir tellement d’exemples sous la main …. depuis des siècles et des siècles.

  2. Moi tous les exemples que j’ai cité j’ai apprécié la démarche. Mais dans cette scène de Django (https://www.youtube.com/watch?v=AF5Z9qFgQMs) non. Il y a clairement un décalage entre l’image et la musique dans cette scène. Ça ressemble plus à un placement-produit musical qu’autre chose.
    Après je me demande si ça passe pas mieux aux yeux du public parce que c’est Tarentino. Si Besson met du Booba dans son western… j’imagine les sarcasmes…
    Après tu peux aimer la démarche c’est ton goût.
    Il est possible que la Soul deviennent de plus en plus présente dans ce type de western (qui parle d’esclavage), car les morceaux Soul qu’il y avait dans Django transpirent une certaine condition de l’afro-américain aux USA. Et ça change de la symphonie en apportant une teinte musicale plus moderne, pour cela je suis bien d’accord avec cette approche de Tarentino.
    A+ 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s