Star Wars Rogue One : 4 raisons pour lesquelles Desplat est un bon choix

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Cela n’a échappé à aucun cinéphile ces derniers jours : John Williams ne sera pas aux commandes de la BO de Star Wars Rogue One et se voit remplacé par Alexandre Desplat pour ce spin-off. Un spin-off késako ? Un spin-off est un film ou une série dérivée qui reprend les personnages d’une série originale mais dans un univers différent. Un exemple récent, la série Chicago Police Department qui se focalise sur certains personnages de Chicago Fire. Si aucun synopsis n’a été révélé, il semblerait que Rogue One développera l’histoire d’un des pilotes connu de la saga. Concernant le casting on est pas loin, pour l’heure, du vide intersidéral puisque seul Felicity Jones est confirmée, outre bien sûr Alexandre Desplat. Mais alors pourquoi ce remplacement par Desplat ? Voici 4 raisons qui prouvent que c’est un choix judicieux.

L’après John Williams est inévitable

Le compositeur attitré de Star Wars a 83 ans et lève logiquement le pied concernant sa filmographie, ayant tendance à s’éloigner du Cinéma et de ses délais infernaux. Il a pris son temps et du plaisir à composer pour La Voleuse de Livres, un projet qui lui tenait à cœur, puis s’est engagé pour le très attendu Star Wars VII qui sortira cet été. Il compose pour St James Place qui paraîtra cet automne et la rumeur l’annonce sur Indiana Jones 5 (2016). Mais John Williams est surtout proche d’une retraite bien méritée et le gros bébé de Georges Lucas ne va pas s’arrêter de grandir ces prochaines années, parole de la Walt Disney Company désormais propriétaire de Lucasfilm. Alors il faut remplacer le maître, et en douceur, avec un spin-off qui va initier le remplaçant à l’univers Star Wars.

Alexandre Desplat

Alexandre Desplat

L’expérience de Desplat…

Très bien installé dans l’industrie cinématographique hollywoodienne, Desplat a eu l’occasion de travailler sur des grosses productions américaines parmi lesquelles figurent Twilight: Tentation, Zero Dark ThirtyL’Étrange Histoire de Benjamin Button, Harry Potter et les reliques de la mort (1ère partie).  Mais lorsqu’on se dépayse avec les BO d’Argo, de Godzilla et du Grand Budapest Hotel on a la certitude que Desplat peut s’attaquer à n’importe quel horizon musical sans partir dans le décor. Son talent pour la musique à l’image a été maintes fois salué, le natif de Paris en est actuellement à 67 récompenses dont 1 oscar récemment.  Une grande expérience et un talent reconnu… il faut aux moins ça pour s’attaquer à du Star Wars, car on ne prend pas le premier venu…

… son style hybride…

Desplat c’est le compositeur de la réconciliation. Celle entre le style old school, orchestral, mélodique, gargantuesque et complexe dont John Williams est l’empereur et le style new school, plus minimaliste, plus musclé, plus électronique et plus sombre façon Brian Tyler. Et cela est assez frappant dans sa discographie où il est capable de confronter les 2 styles avec une aisance qui plaît les afficionados des 2 camps. Mais c’est bien le style mélodieux qui est de plus en plus recherché par les réalisateurs outre-Atlantique, et pas que pour des films romantiques… Si les producteurs recherchent un compositeur sachant proposer une grande partition orchestrale avec une bonne touche de modernité, Desplat est sans doute le compositeur qui peut offrir le meilleur compromis.

… et sa complicité avec Gareth Edwards

Cela est tres important pour une bande son de qualité. L’alchimie qui existe entre certains réalisateurs et certains compositeurs est un phénomène avéré, les deux s’inspirant mutuellement. Ayant collaboré ensemble sur Godzilla on y sent un Desplat assez libéré, symphonique et gourmant, qui ne s’est pas senti obliger d’imprimer un style moderne a ce reboot, mais qui a plutôt privilégié le style orchestral et une technique plus acoustique pour certains effets qu’il aurait été si simple de faire avec du sound design (gémissements de violons, clameurs des chœurs etc.). Gareth Edwards lui laissant une grande liberté et étant souvent friand de ses nouvelles idées, nul doute que Desplat continuera de proposer de belles choses avec ce réalisateur comme il se plaît bien avec l’univers de Wes Anderson.

Alors j’espère que j’aurais rassuré les plus sceptiques avec ces 4 raisons. En tout cas il faudra forcément un successeur à John Williams et je ne parle pas que de Star Wars VIII mais du bon paquet de spin-offs et autres épisodes d’ores et déjà annoncés et dont les musiques seront très attendues par les oreilles exigeantes des nombreux fans de la saga. Et vu son vécu, ses qualités et son sens du challenge, Desplat se trouve être un compositeur taillé pour Rogue One.

Roger

Didier Bianay

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