Parachute cuivré

Coup De Cœur

Henry Jackman

Henry Jackman

Le saut en parachute c’est fun ! Mais lorsqu’on est pas certain d’en avoir un dans son sac c’est déjà moins fun. C’est ce doute (et ce qu’il engendre comme stress…) que Jackman et Margeson devaient dépeindre musicalement pour accompagner l’une des scènes les plus spectaculaires de Kingsman : Services Secrets. Avec Skydiving le duo propose 3:23 de son qui sent bon l’aventure d’espionnage et surtout la tension. Dans ce travail on reconnait la patte de Henry Jackman, qui a toujours considéré le cuivre comme métal précieux, utilisant avec gourmandise, trompettes, trombones, tubas et autres cors. Et dans les 3 phases de ce morceaux il les emploie de 3 façons différentes.

Tout d’abord (du début à 1:21) le compositeur tourne autour du thème principal dans un style héroïque en les faisant prendre une sonorité ample et solennel. Il en fait de même avec les cordes. Il est intéressant de noter qu’il couple aussi les timbres de ces 2 groupes d’instruments, une technique réputée pour donner un son assez aérien, couplé à l’image l’efficacité est assurée. Après les avoir bien mises en avant, Jackman utilise quelques cuivres de manières plus subtiles, dans une partie du morceau plus calme (de 1:21 à 1:35), une fausse accalmie puisque, mine de rien, des tubas graves et baveux font bien sous-entendre la menace et la tension. Un trait d’union parfait puisque la troisième partie (de 1:35 à la fin) exprimera explicitement la tension. Et si les percussion continuent d’être aussi prenantes par leur vélocité ou leur lourdeur, le vrai changement d’humeur vient des cordes et encore des cuivres. Les premières exécutent une partition paniquée et haletante en adoptant un timbre criant tandis que les cuivres font de plus en plus dans la répétition de notes comme de puissantes sonneries d’une alarme qui indiquerait la dangereuse proximité du plancher des vaches…

A l’instar de son idole Alan Silvestri, Jackman montre donc encore l’aisance avec laquelle il compose pour les cuivres et la préférence qu’il a pour ce groupe d’instruments. Une préférence et une aisance qui se traduisent dans Skydiving par la place qu’il leur accorde dans l’orchestration et une maîtrise à toute épreuve de leurs sonorités.

NB : Dans la conclusion, exceptionnellement je n’ai pas fait de chute

Didier Bianay

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