2 BO recommandées

(400ème article)

Bandes Originales Recommandées

Aujourd’hui je vous propose 2 agréables BO qui vous feront voyager dans le temps, avec l’art et les bonnes manières… :

que d'amour2Que D’amour – Philippe Jakko

Dès les premiers instants on s’imaginerait presque en pleine Renaissance… Pour l’adaptation moderne de la comédie Le Jeu De L’Amour Et Du Hasard (Marivaux-1730), Philippe Jakko a opté pour un style néo-baroque, sachant que la musique baroque domina jusqu’au milieu du 18ème siècle. Grâce à sa formation musicale au conservatoire, il répond bien au codes exigeants de ce style musical avec, entres autres, une harmonie et un contrepoint maîtrisés et des ornements typiques sur les mélodies. L’instrumentation est elle aussi d’époque, tant dans sa composition qu’au niveau de sa taille modeste. Intimiste, lyrique, romantique, élégante, parfois dramatique, parfois comique, les adjectifs sont nombreux pour qualifier cette BO d’un Philippe Jakko qui a distillé quelques éléments de modernité comme ce clin d’œil au style Delerue et quelques morceaux contemporains réinterprétés. Le tout, très mélodieux, se laisse écouter et s’apprécie avec ou sans images.

royal night outA Royal Night Out – Paul Englishby

Le très versatile Englishby a frappé fort sur cette comédie british et ce sur 2 genres différents, le Jazz et la musique symphonique ; 2 styles musicaux bien distincts qu’il Mary dans cette bande son accompagnant la virée nocturne rocambolesque des princesses Margaret et Elizabeth. Tout d’abord les courtes pistes de Jazz en tous genres font ressentir le côté festif, excitant et frivole de cette nuit de liesse historique. Impeccable dans le choix de ses instruments, le compositeur leur donne une liberté adéquate et place dans ses Swings des coups de cuivres bien sentis. En revanche, les parties symphoniques suggèrent, par un lyrisme limpide, l’autre facette de cette aventure, entre mélancolie et romantisme sur fond d’élégance. En prime, Paul Englishby livre aussi dans cette BO quelques reprises de classiques du Jazz signés Erskine Hawkins, Bill Johnson, Glenn Miller, Joe Garland, Andy Razaf et Duke Ellington ; des références qui s’incrustent tout aussi bien dans l’ambiance du film. Well done Sir !

Didier Bianay

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