La Bio : Jerry Goldsmith

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Jerry Goldsmith

Jerry Goldsmith

Véritable monstre sacré de la Musique de Film, Jerry Goldsmith a considérablement marqué sa discipline en plus d’y avoir laissé des chefs d’œuvre.

Ses débuts

Né à Pasadena le 10 février 1929, Jerry Goldsmith grandit à Los Angeles. Il y apprend le piano dès l’âge de 6 ans et étudie l’art de la composition dès 14 ans. Pendant ses études il reçoit une solide formation de la part de Jacob Gimpel, Mario Castelnuovo Tedesco et surtout de son idole Miklos Ròzsa. Par la suite il intègre la chaine CBS et fait ses armes en composant pour un grand nombre d’émissions, faisant par la même occasion connaissance avec ses futurs fidèles collaborateurs du Cinéma. Rapidement Hollywood lui fait les yeux doux puisque son travail sur la série La Quatrième Dimension est un succès en 1960. Ainsi malgré un premier pas dans le Cinéma en 1957 avec le western L’homme Au Bandeau Noir c’est à partir du film Seuls Sont Les Indomptés (1962) que sa carrière prend un virage cinématographique plus franc.

Un caractère musical remarquable…

Lors de ses 2 premières décennies dans le Cinéma, le style de Jerry Goldsmith est assez dynamique, impulsif voire turbulent tant par sa rythmique que par sa façon de transiger avec les codes de la musique cinématographique de l’époque. C’est ainsi que Goldsmith aime à l’occasion faire des contrepoints et se détacher de l’Image, comme pour le générique de Rambo qui en a surpris plus d’un… Il se constitue aussi comme un avant-gardiste en pratiquant le dodécaphonisme, la musique sérielle, et d’autres innovations musicales décalées initiées par de grands compositeur du Classique du 20ème siècle (Stravinski, Debussy ou encore Ravel). Doté d’une inspiration très prolifique, il s’est aussi beaucoup attelé à la recherche de sonorités toutes plus originales les unes que les autres, détournant l’usage d’instruments classiques, incorporant d’autres plus exotiques quand il n’utilisait pas carrément des objets de la vie courante. À l’aube des 80’s sa soif de nouveautés sonores s’est trouvé étanchée par l’émergence des synthés électroniques. Il en fera toutefois un usage modéré en les incluant dans ses orchestrations symphoniques. C’est aussi à cette époque que son style s’adoucit, et devient plus accessible.

…et bien remarqué

18 nominations aux Oscars en 36 ans, telle est la statistique la plus hallucinante de ce compositeur. Mais il ne soulève l’oscar qu’en 1976 pour sa BO du film La Malédiction et voit dans sa carrière le talent de John Williams lui faire quelque peu de l’ombre. Faisant partie des tous meilleurs à une époque où la Musique de Film était à son apogée, Jerry Goldsmith a été maintes fois sollicité par certains réalisateurs tels Robert Wise (La Canonnière Du Yang-Tse, Star Trek, Le Film), Tom Gries (Les 100 Fusils), Paul Verhoeven (Total Recall, Basic Instinct, Hollow Man), Joe Dante (Gremlins, Small Soldiers) ou encore Franklin J. Schaffner (La Planète Des Singes, Papillon, Ces Garçons Qui Venaient Du Brésil). Dans une filmographie longue de plus de 250 références et s’étalant sur plus de 50 ans on peut rajouter parmi les plus notables, Mulan, La Momie, la saga Poltergeist, Le Lion Et Le Vent ou encore Tora! Tora! Tora!. Sa carrière pour le Petit Écran a aussi bien été récompensée puisqu’il a reçu 4 Emmys notamment pour le thème de Star Trek : Voyager.

Son héritage

Décédé le 21 juillet 2004, Jerry Goldsmith laisse derrière lui un grand héritage, ayant apporté une nouvelle évolution à la Musique de Film comme l’avait fait Max Steiner dans les 30’s. Avec son style vivace il a surtout apporté un souffle nouveau à l’agitation des scénarios des films d’action, de science fiction ou d’horreur, tiens, les mêmes créneaux qu’un de ses confrères de la génération suivante, Marco Beltrami. Ce dernier n’a jamais caché avoir été influencé par Goldsmith et a même déclaré un jour : « Sans Jerry, la Musique de Film serait tout autre. Je pense qu’il a, plus qu’un autre compositeur, bâtit un lien entre les anciennes méthodes de composition hollywoodiennes et les compositeurs modernes ». Et bien sûr le natif de Pasadena a légué des grands classiques musicaux au 7ème Art, des partitions d’exceptions qui le rendent quelque part immortel.

Didier Bianay

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