Papy Williams fait de la résistance

Coup De Cœur

John Williams

John Williams

Avec le thème de Rey c’est l’une des compos qui m’ont le plus marquées dans cette BO de Star Wars 7. March Of The Resistance de John Williams, outre qu’elle est bien écrite, montre bien l’identité du compositeur. Décryptage :

Une écriture classique…

Rien qu’au titre on devinerait déjà que ce morceau ne laisse pas la part belle à une ambiance posée. Non, là l’orchestre est plutôt mené tambours battants dans un cheminement musical habile où Williams varie les combinaisons de timbres ou de groupes d’instruments ; trompettes et cuivres graves, trompettes et cordes, cors et bois etc., la dernière étant sacrément emmerdante… Mais bon en vieux taulier qu’il est, Williams sait exceller dans cet exercice tout comme il sait que devait dominer des timbres qui font souvent référence au courage, à l’héroïsme tels des trompettes puissantes et perçantes, des trombones et cors lourds et musclés. Jusque-là on est dans l’instrumentation et l’orchestration habituelles de la Musique de Film occidentale, mais March Of The Resistance a bien d’autres secrets.

…et une écriture Classique

On voit le style Classique de John Williams dans cette composition au niveau des arrangements avec une écriture en imitation qui arrive à son paroxysme sur cette magnifique fugue (de 1:12 à 1:32), de même que l’écriture en dialogue qui couvre une bonne partie de cette partition. Et c’est sur ce dernier point qu’elle se distingue de la célèbre Imperial March avec laquelle la comparaison semble inévitée…, le thème de Dark Vador jouant plus sur la complexité rythmique. Mais faire des groupes d’instruments se répondre entre eux n’est pas une partie de plaisir non plus puisque la succession de différents timbres emmène l’oreille dans une logique de comparaison, d’où la nécessité d’un relatif équilibre en terme de puissance, ce qui a poussé le compositeur à dispatché les cuivres, surtout… Toutefois le dialogue a aussi plusieurs avantages : éviter une lourdeur sonore, apporter du dynamisme et une meilleure mise en avant des arrangements, enfin, pas autant que les puissants unissons dont le compositeur nous gratifie à l’introduction et à la conclusion de ce morceau entraînant et, ma foi, irrésistible.

S’il est vrai que l’écriture de John Williams a changé et s’est modernisée avec le temps, il est agréable de constater que le compositeur a toujours tenu à garder son amour pour la musique Classique et ses codes, car c’est bien à ce genre musical qu’on le rapproche le plus. Et même s’il avoue avoir quelques sympathies pour les sonorités électroniques de la nouvelle vague, on le voit mal se départir de son identité musicale car il sait qu’en musique seule l’ivresse compte, peu importe le falcon flacon.

Didier Bianay

bianaydidier.com

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