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Musiques de Films Légendaires

Ennio Morricone

Ennio Morricone

Son oscar pour la partition des 8 Salopards et son étoile récemment apposée sur Hollywood Blvd nous ont bien rappelé cette année que Morricone reste une légende vivante et un maître de la musique de western. Et parmi les plus célebres airs qu’il a donné au genre on retrouve cette compo intitulée Et Pour Quelques Dollars De Plus (traduction) de la BO du film éponyme.

Morricone et son ami réalisateur Sergio Leone ont sur ce film travaillé en amont du tournage afin d’inspirer le jeu des acteurs. Sur cette excellente bande-son on retrouve le style très prolifique d’Ennio Morricone où chaque piste apporte un univers ce qui n’empêche pas l’ensemble de rester cohérent. Le long-métrage étant au cœur de la « trilogie du dollar », où on compte Pour Une Poignée de Dollars et Le Bon, la Brute et le Truand, sa musique fait un peu le trait d’union entre les 2 autres BO. La bande-son est aussi réputée pour inclure des phases diégétiques (semblant issues des personnages ou des objets du film) dont la plus célèbre est le récurrent thème de la montre qui parfois se mélange à l’orchestre d’une manière intempestive. Selon les explications du compositeur : « La musique que produit l’horloge transfert vos pensées vers un ailleurs. Le personnage lui-même s’échappe à travers la montre, mais dans une situation différente, à chaque fois qu’elle apparaît »

Mais ce qui nous permet bien de nous échapper vers le Far West ce sont ces sifflements lumineux, cette guitare évasive, ces percussions galopantes et une exploitation assez dépouillée ou sauvage des chœurs qui font partie intégrante de ce morceau et qui ont fait les lettres de noblesses d’Ennio Morricone dans le Western, genre qu’il a malgré tout délaissé à partir de 1981 pour y revenir finalement sur les 8 Salopards.

Actuellement l’italien travaille encore sur tout autre chose, un documentaire français (Voyage Of Time) sur la naissance et la mort de l’univers ; un tout autre univers… mais Morricone par sa faute bénie ne pourra jamais nous faire oublier celui de Sergio Leone…

Didier Bianay

bianaydidier.com

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