Comment Jóhannsson est devenu une valeur sûre

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Jóhann Jóhannsson

Jóhann Jóhannsson

Tout a commencé sur un bout de terre en plein millieu de l’Atlantique Nord, l’Islande, précisément à Reykjavík où Jóhann Jóhannsson voit le jour le 19 septembre 1969. Ses études musicales il les fait en apprenant le piano et le trombone avant de devenir musicien pour plusieurs groupes locaux. C’est au tournant des années 2000 qu’il commence à composer pour le théâtre (Englaborn) avant de travailler sur un premier film islandais Íslenski Draumurinn. Si ce film ne restera pas dans les mémoires les travaux électro symphoniques de Jóhannsson se font remarquer tels la bande-son de Englaborn et son album perso ‘Virthulegu Forsetar’, ce dernier lui rapportant en 2008 un Icelandic Music Awards dans la section « meilleur album classique ». C’est alors que l’Islande devient trop petite pour son talent et qu’il se fait connaître du réalisateur anglais Bill Morrison avec lequel il sortira un autre gros succès The Miners’ Hymns, un album outrageusement dominé par les cuivres et acclamé lui aussi par la Critique. Actuellement il continue d’être à la tête de l’organisation Kitchen Motors qui promeut des artistes islandais et est membre du groupe Evil Madness.

À Hollywood, c’est en 2013 qu’il émergea, grâce au film Prisoners. L’année dernière il connut une première nomination aux Oscars avec la BO d’Une Merveilleuse Histoire du Temps, BO par laquelle il venait tout juste de remporter un Golden Globes. Il a confirmé cette année avec une deuxième nomination aux Oscars grâce à sa partition de Sicario, une oeuvre électro-symphonique pourvue d’une teinte très sombre en adéquation avec l’intrigue. Ponctuée par des notes martelées plus ou moins massivement et différentes rythmiques exécutées sur des percus graves et hantantes, elle capte l’attention par des audaces sonores du compositeur tels des glissandos aux violoncelles tonitruands, de fortes distortions, des bourdonnements de cuivres ou encore les arpèges dégoulinants de la piste Melancholia. Outre son style peu mélodique elle est assez proche finalement de la personnalité du compositeur et comporte les ingrédients qui ont fait grimper sa carrière à savoir une modernité audacieuse, une polyvalence et une réflexion plus importante qu’on ne le pense sur le choix de concept sonores aptent à marquer les oreilles de l’auditeur.

Si sa filmographie a été plutôt calme en 2015 avec 2 références, l’islandais repart de plus belle en 2016. En effet il a déjà bouclé la partition de Lovesong et d’A Man Returned et planche actuellement sur Story Of Your Life et In The Dark Room. Vient tout juste de se rajouter à son agenda Deep Water, un film réalisé par James Marsh où l’acteur Colin Firth y est accompagné de Rachel Weisz, David Thewlis, Ken Stott et Jonathan Bailey.

Didier Bianay

bianaydidier.com

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