Terence Blanchard, jamais à bout de souffle

(n°645)

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Terence Blanchard

Terence Blanchard

Terence Blanchard c’est une des figures de la Musique de Film, bien qu’il ait un profil hybride et qu’il partage sa carrière entre scène Jazz et Cinéma. Présentation d’un compositeur inépuisable qui pèse ses notes et dont les notes pèsent.

L’enfant du Jazz

Terence Blanchard voit le jour le 13 mars 1962 à La Nouvelle-Orléans, berceau du Jazz. C’est donc tout naturellement qu’il étudie dans sa jeunesse ce courant musical à la New Orleans Center for Creative Arts sous les coupes de Roger Dickerson et d’Ellis Marsalis, avant d’apprendre du saxophoniste Paul Jeffrey et du trompettiste Bill Fielder à l’université Rutgers. S’initiant d’abord à la pratique musicale sur le piano c’est avec ses coups de trompettes qu’il ravivera les couleurs du Jazz dans les 80’s en codirigeant le groupe Jazz Messengers. En 1990 il commence une carrière solo qui va s’avérer par la suite très fructueuse, surtout sur ces 16 dernières années où il décroche 4 Grammy awards (catégorie Jazz) en 10 nominations, son premier Grammy datant de 1984 avec Jazz Messengers. Il demeure actuellement une figure de proue du Jazz à l’échelle internationale avec 20 albums à son actif et d’innombrables dates à travers le monde.

Engagé comme compositeur

« Écrire pour un film est plaisant, mais rien ne vaut le fait d’être un Jazzman jouant dans un club, jouant un concert ». Tels étaient les mots de Blanchard au magazine Down Beat en 1994 alors qu’il venait tout juste de commencer une carrière dans le Cinéma et qu’il avait composé notamment pour 2 films de Spike Lee, Jungle Fever et bien sûr Malcolm X. Mais force est de constater qu’il a sérieusement prit goût à la Musique de Films puisque Blanchard a atteint l’année passée la soixantaine de programmes, collaborant avec nombre de réalisateurs différents, mais surtout avec son ami Spike Lee ; on peut citer comme plus notables références Miracle À Santa-AnnaInside Man, Cadillac Records, Talk to Me et La 25ème Heure. C’est d’ailleurs pour ce dernier film qu’il a signé une délicieuse BO et décoché le plus d’éloges de la part de la Critique en remportant un COFCA Award et un Sierra Award, tout en faisant bonne figure avec des nominations aux GrammysWSA et Satellite Awards.

Compositeur engagé

Tout au long de sa carrière sur la scène Jazz ou au Cinéma Terence Blanchard a montré aussi un certain penchant pour l’art engagé en collectionnant les œuvres porteuses de messages forts comme les films Malcolm X (1992), Red Tails (2012), le documentaire Katrina (2006), Les Enfants Invisibles (2005) et ses albums A Tale of God’s Will (A Requiem for Katrina) et Breathless. Malgré tout ce passif enviable le trompettiste tentera une expérience inédite pour lui en composant pour une série, Shots Fired. Il tentera d’accompagner à sa manière une intrigue brûlante croisant meurtres racistes, ségrégation raciale et corruption politique. Sûr, Shots Fired va faire jazzer Blanchard et va aussi faire jaser…

Didier Bianay

bianaydidier.com

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