Frank Ilfman, le compositeur né

(n°652)

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Frank Ilfman

Frank Ilfman

Ces derniers temps il commence à faire parler de lui bien au-delà de son Israël natal, ce Frank Ilfman. Présentation d’un compositeur pressé et attaché à la tradition de la BO symphonique, dans sa plus noble expression.

Né le 18 Mars 1970, Frank Ilfman a étudié dans sa jeunesse au Jaffa Conservatorium, apprenant à maîtriser le piano et surtout la trombone, cuivre qu’il jouait dans le Tel Aviv Dixieland Band. En ce qui concerne la Musique de Film tout a commencé avec une histoire sans fin précisément celle du film L’Histoire Sans Fin (1984) pour lequel il a assisté, émerveillé, à l’enregistrement de la BO composée par Klaus Doldinger. Ses premiers pas dans la Musique à l’Image il les a fait en compagnie du compositeur Jan Hammer sur The Chancer à… 17 ans, un exemple de précocité dans le métier. À 24 ans il démarra une carrière en solo, majoritairement sur des films israéliens avant de voir, sur les 2 décennies suivantes, sa filmographie grandir et son armoire à trophées se garnir quelque peu grâce à ses partitions pour Noodle et Nemesis Game. Mais c’est surtout depuis 2013 qu’il a franchi carrément un cap avec le film Big Bad Wolves. Inclus en amont du projet, il a eu les mains libres pour partir sur un score sombre, grinçant mais mélodique qui défia les conventions musicales du Thriller moderne et lui valu quelques bonnes mentions, notamment un Saturn Award.

Cette année il s’est encore signalé avec la partition pour le film jeunesse Abulele, dotée d’un style symphonique et bien traditionnel, car elle garde de bout en bout cette teinte 90’s que ce soit dans les passages sautillants, sombres ou haletants ; loin d’être fâcheuse cette généreuse BO comme celles d’antan arrive à sans cesse capter l’attention et témoigne d’un effort et d’un pouvoir créatifs impressionnants chez le désormais israélo-germano-américain.

Et oui, entre Israël, Espagne, Allemagne et USA, Frank Ilfman se sent partout comme chez lui ce qui lui permet aussi de continuer de travailler sur des productions américaines, européennes ou moyen-orientales comme le témoigne les programmes à paraître Emotional Rescue, Down The Deep, Dark Web, Hunted, Robin et Ghost Stories. Et puis, ça vient de tomber, il composera pour le film The Etruscan Smile du tandem Oded Binnun-Mihal Brezis, un drame à l’histoire touchante centré sur les relations familiales et qui semble bien calibré pour ce compositeur assoiffé de lyrisme.

Didier Bianay

bianaydidier.com

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