3 BO recommandées

(n°746)

Bandes Originales Recommandées

     

Bitter Harvest – Benjamin Wallfisch

Cette romance dramatique où les principaux personnages tentent de se défaire de l’oppression stalinienne et de son effroyable Holodomor a été une aubaine pour le très lyrique et pro-mélodique Benjamin Wallfisch. Sur 1h14 de musique il a pu exprimer sa personnalité et composer une bande-son profondément émotionnelle avec des thèmes mélodiques bien plus développés que de simples leïtmotifs. Principalement accaparée par des cordes aux multiples effets sonores maîtrisés et capables de lyrismes puissants, la BO laisse place à de rares ponctuations de cuivres et distille le folklore musical ukrainien par des solos et choeurs déchirants et dénonciateurs.

La Sonata Del Silencio – Cesar Benito

Dans cette série à succès nous plongeant dans le Madrid des années 40 et produit par la chaine espagnol RTVE la bande-son n’a pas été négligée, comme c’est souvent le cas pour ce format télévisuel. Mais ne vous fiez pas au titre on ne trouve dans cette imposante BO aucune sonate aux humeurs traditionnellement changeantes, mais des morceaux plutôt linéaires émotionnellement. Pourvue d’une teinte noirâtre, mélancolique et de thèmes somptueux, la bande-son nous expose une orchestration bien variée où c’est surtout le piano qui nous reste à l’esprit tant sa partition est habile, mettant si bien en valeur la noblesse de cet instrument. ¡ Salve Cesar !

Gangsterdam – Robin Coudert

C’est sans doute ce qui est arrivé de mieux à ce film : sa musique. Outre le fait de mettre dans la BO des hits qui parlent à plusieurs générations, le réalisateur Romain Lévy a eu l’étonnante idée de s’inspirer du travail d’Ennio Morricone pour les polars français et italiens des années 70 et de les mélanger au style électro de Robin Coudert. Et le surnommé Rob a fait ce qu’il sait faire de mieux, en proposant de l’électro-symphonie épanoui, viril, sombre, postmoderne, frisant parfois le post-apocalyptique… Une BO qui s’avère plutôt sérieuse pour cette comédie d’ado, et où l’intéraction entre sonorités futuristes et rétro est maligne, car non caricaturale et fusionnelle.

Didier Bianay

bianaydidier.com

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