2 BO recommandées

(n°860)

Bandes Originales Recommandées

 

Tout L’argent du Monde – Daniel Pemberton

Si vous avez une dizaine d’euros à investir je vous conseillerais bien de les placer sur la BO de Tout L’argent du Monde, une partition assez fournie alternant entre 2 mondes musicaux assumés et maîtrisés par l’imprévisible Daniel Pemberton. Dès le départ c’est le Classique qui nous saute aux oreilles ; et écrit parfois avec une certaine grandiloquence il peut même virer à de la musique d’opéra, traduisant selon le compositeur le pouvoir et l’assurance de Getty, l’homme dont les ravisseurs ont enlevé le petit-fils. En revanche l’autre facette de la bande-son est radicalement distinct puisqu’émergent indifféremment des compos électro plus écorchées, limite sauvages, pour dépeindre le monde modeste et brutal d’où viennent les malfrats. Rythmées occasionnellement de percussions modérées, elles sont pourvues d’une légion de sons inimaginables agrémentant leurs style minimaliste moderne fait de leitmotivs. Des aller-retours déroutants donc entre 2 sphères musicales que tout oppose et 2 manières d’exprimer drame et tension.

Malaterra – Alexandre Lessertisseur

Même si 2 années se sont écoulée depuis la diffusion de la série, il fallait que la BO de Malaterra sorte car elle vaut le détour. Instrument parfait pour les ambiances dramatiques et sombres et donc parfait pour ce remake de Broadchurch, le violoncelle domine largement la bande-son avec une partition propre qui navigue beaucoup mélodiquement. On peut dire par extension que c’est toute la famille de cet instrument qui tient le concept de BO puisque les cordes par leurs jeux saccadés ou traînants donnent à des harmonies dissonantes un rythme haletant ou une intensité sensible. Mais Lessertisseur apporte aussi quelques modernités dans le piano en réverbe et les arpèges mystérieuses propres à cette nouvelle génération de polar, idem pour ces basses électroniques amples toujours soucieuses d’entretenir une certaine lourdeur. Surtout présentes pour soutenir l’orchestre, les sonorités électroniques s’y fondent aussi très bien, mettant au gout du jour une bande-son très émotive de la première à la dernière piste.

Didier Bianay

bianaydidier.com

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