2 BO recommandées

(n°1079)

Bandes Originales Recommandées

  

Strange Angel – Daniel Hart

Pour cette série centrée autour de Jack Parsons, un pionnier de la propulsion spatiale, le compositeur s’est retrouvé entre son génie et sa folie ô combien reconnus. À vrai dire il n’a donné l’avantage à aucun des deux et la partition fait plus référence à un esprit tourmenté par des ostinati fréquents aux cordes. Mais Daniel Hart ne s’est arrêté aux notes et à conférer à ce groupe d’instruments une expressivité, prenante, parfois poignante pour des mélodies et accompagnements reposant souvent sur des harmonies dissonantes et étranges, parfois empilées pour accentuer l’impression d’embrouillement. Enfin l’essor des synthés et des réverbes au fil des minutes apporte de l’ampleur à une orchestration majoritairement intimiste tout comme il semble préfigurer l’entrée dans un ère radicalement plus moderne.

Icare – Adam Peters

De la pure musique de Thriller pour un documentaire qui a mal tourné. C’est ce que l’on pourrait se dire lorsque l’on prend en compte les conséquences géopolitiques entraînées par Icare et ces ostinati, arpèges et autres répétitions de notes qui reviennent sans cesse tout au long de cette BO électro-symphonique. Ce procédé d’écriture, réputé efficace pour maintenir une haletance sous-jacente, demeure le socle du travail d’Adam Peters qui pourtant évite de tourner en rond. En effet il apporte un certain relief musical à sa partition par des mélodies mélancoliques et évasives au piano ou des arrangements dramatiques aux cordes, au dulcimer et au synthé quant d’autres sonorités électroniques saturées, dirty, s’avèrent idéales pour dépeindre toute la malsanité autour du plus grand complot de dopage jamais orchestré dans le sport.

Rappel

À Deux Mètres de Toi – Brian Tyler et Breton Vivian

La récente BO post-rock de la romance dramatique À Deux Mètres De Toi, qu’il a co-composée avec Breton Vivian, ressemblait à un nouveau souffle, mais à entendre Tyler dans l’intéressant interview avec birthmoviesdeath.com ce fut plutôt un renouement avec son travail personnel, son tiroir étant rempli de productions intimistes de ce genre qu’il n’a jamais éditées. C’est alors avec plus de facilité qu’on ne le pense qu’il nous a proposé cette partition laissant la part belle à un piano, des guitares et un vibraphone pour beaucoup de tendresse, de brillance et de légèreté. Pour une intrigue où la vie des personnages tient à si peu qu’ils ne peuvent se toucher on retrouve beaucoup de réconfort dans un mixage chaud, et beaucoup de positivité dans le thème principal et son enchaînement d’accords majeurs que le duo a déclinés à l’envi pour éviter de lasser.

Didier Bianay

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