Oscars 2020 : Les vainqueurs

(n°1173)

News

Hildur Guðnadóttir et le tandem Elton John/Bernie Taupin ont remporté les catégories musicales des Oscar. 2 succès pour 2 belles histoires entre mixité et amitié.

La tempête Hildur

Dans un choc générationnel face aux vétérans John Williams (Star Wars 9), Thomas Newman (1917), Randy Newman (Marriage Story) et Alexandre Desplat (Les Filles du Docteur March), c’est la petite nouvelle qui s’est imposée. À vrai dire on s’y attendait un peu tant Hildur Guðnadóttir emportait tout sur son passage depuis l’automne avec sa partition morose et grinçante pour Joker, car il y eut en amont ce Golden Globe, ce BAFTA, ce HMMA et 13 autres prix décrochés, oui l’islandaise était sur toutes les lèvres, omniprésente, d’autant que dans cette même période elle s’est permit le luxe de remporter un Grammy et un Emmy… mais avec une autre BO, celle de Chernobyl. Sur un nuage, il s’avérait alors peu probable que l’Academy lui mette un vent… Consciente que son énorme succès pouvait constituer une source d’inspiration pour la nouvelle génération de compositrices qui ont du mal à se frayer un chemin dans les méandres de l’Audiovisuel, elle a conclu sur une note encourageante : « À toutes les filles, toutes les femmes, toutes les mères, toutes les filles qui entendent la musique qui résonne au fond d’elles-même, je vous en supplie faites entendre votre voix, nous avons besoin de l’entendre ». La voix de l’élève et ex-joker du regretté Jóhannsson a bien été entendue puisque Mme Guðnadóttir fait désormais partie des as.

Souvenirs de jeunesse

Il a gagné un oscar pour la chanson originale d’un film qui le présente (Rocketman), mais Elton John on ne le présente plus, même dans la Musique de Film. 26 prix, 38 nominations, il avait déjà marqué cette cérémonie il y a fort longtemps en remportant une statuette en 1995 pour la chanson Can You Feel The Love Tonight (Le Roi Lion). Hier soir, il a donc triomphé avec I’m Gonna Love Me Again, une chanson plus agitée, un titre Pop-Rock bien rétro, pétillant, entraînant et énergique comme il l’était dans sa jeunesse. À ces abords était Bernie Taupin, un parolier émérite dans l’ombre d’Elton John, mais un précieux collaborateur de longue date et un grand ami qui avait aussi réalisé quelques coups d’éclat dans la sphère cinématographique avec le compositeur Gustavo Santaolalla sur Brokeback Mountain, et encore avec Elton sur Gnoméo Et Juliette et Mona Lisa Smile. Inscrits au Hall Of Fame des paroliers depuis 1992, il manquait à ces amoureux du Cinéma un oscar commun pour couronner 54 années d’une fructueuse collaboration ; c’est chose faite, mais point une fin en soi pour 2 prolifiques artistes bien décidés à ce qu’on les aime encore.

Didier Bianay

bianaydidier.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s