BO recommandée (spoilers)

(n°1219)

Bandes Originales Recommandées

Si tu Vois ma MèrePhilippe Jakko

Sorti directement à la Télévision et actuellement diffusé sur Arte, Si tu Vois ma Mère propose une très sympathique et éclectique bande-son signée Philippe Jakko qui m’a récemment confié : « C’est une BO assez variée car le réalisateur avait plein de musiques en tête (il y en a eu pas mal d’ailleurs synchronisée par le music supervisor Stephane Junk), donc on a travaillé en relation étroite entre nous 3 pour trouver l’équilibre musical du film ». Ainsi se succèdent des invocations de folklore nippon (Le Rabbin), juif (Thème de Monique), ou de Rock afro (Vintage Afro Theme), encadrées par un orchestre symphonique, mais toujours demeure cette teinte sentimentale et un brin comique quand le compositeur choisit de jouer au piano maladroitement. Le même instrument prend des allures un peu fantastiques lorsque la pédale forte est actionnée, les interventions du célesta soulignant plus explicitement le mysticisme d’une intrigue loufoque.

Philippe Jakko et le réalisateur Nathanaël Guedj avaient aussi à coeur de dépeindre musicalement la métamorphose mentale du personnage central (Max), pris entre sa copine psychothérapeute Ohiana et le fantôme de Monique, sa mère adorée, dont l’attachant thème mélodique résonne à travers lui. « Pour ma part je devais rester léger parfois et plus dramatique aussi, c’est le film qui veut ça. Le plus dramatique moment est celui de l’enterrement, avec le thème de Monique qui a été voulu un peu décalé pour symboliser le décalage de personnalité de Max qui perd sa mère et la voit partout. Une variation de ce thème est fait à l’orchestre (Le Mariage) pour donner de l’émotion à cette fin du film où le deuil se fait et où Max passe à autre chose. Sinon le thème des guitares (Les Guitares) est aussi une variation du thème de Monique où Max et sa copine brûlent des affaires de la mère toujours dans la démarche de faire le deuil » . On trouve encore de l’émotion sur la piste La Maternité, « le symbole du bébé qui naît, la transmission », traduite de manière intimiste avec le piano et le violoncelle. En revanche les morceaux The Restaurant et At The Restaurant sont plus légers et évoque un peu des pianos-bars, entre Blues et Jazz ; ils enrichissent la palette musicale fournit par le compositeur, avant que le facétieux groupe Sweat Like An Ape! n’apporte sa touche rétro et lunaire à cette dramédie malicieuse.

Didier Bianay

bianaydidier.com

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