La Bio : Alexandre Desplat

Alexandre Desplat

Alexandre Desplat

Biographies De Compositeurs de Musiques De Films

Auteur de célèbres bandes originales pour les films The Queen, The Ghost Writer, De Battre Mon Cœur S’est Arrêté, et plus récemment pour De Rouille et D’os et Argo, Alexandre Desplat est un compositeur français très respecté et reconnu en Europe et aux USA. Un succès logique pour un homme qui possède tant l’Oreille du compositeur que l’Oeil du réalisateur.

Jeunesse et débuts

Né le 23 Août 1961 à Paris, d’une mère grecque et d’un père français, Alexandre Desplat a toujours baigné dans une triple culture, ses parents s’étant rencontrés aux USA. Depuis l’adolescence il montre un goût très prononcé pour le 7ème Art et aussi pour la musique qu’il pratique en apprenant le piano, la trompette et la flûte traversière. C’est aussi à cette époque de sa vie qu’il devient un cinévore insatiable, disséquant une grande quantité de films ainsi que leurs bandes originales, domaine dans lequel ses maîtres sont Delerue, Jarre, Rota, Herrmann, Williams ou Goldsmith. Et c’est dans leurs sillages qu’il décide de se lancer dans la Musique de Film avec pour premier projet la BO de Ki Lo Sa (1985), un long métrage signé Robert Guédiguian. Cependant sa carrière prend vraiment un envol significatif en 1991, année à partir de laquelle les sollicitations s’enchainent. Il réalise d’ailleurs 50 BO dans les années 90, toutes des productions européennes pour Petit ou Grand Écran.

Un français qui rêve américain

Les partitions d’Alexandre Desplat commencent à trouver des oreilles captives outre-Atlantique, au début des années 2000. En effet, ses excellentes compositions sur les films britanniques La Jeune Fille à la Perle (2003) et La Naissance (2004) lui ouvrent les portes d’Hollywood où il confirme avec Syriana (2005). S’ensuit alors des réalisations de BO pour de grands films américains comme, La saga Twilight: Tentation (2009) ou Zero Dark Thirty (2012). Il loupe même de peu la consécration avec les BO de The Queen (2006), L’étrange Histoire de Benjamin Button (2008), Fantastic Mr Fox (2009) et Argo (2012) qui lui valent 4 nominations aux Oscars. Malgré ces succès aux USA, le compositeur français n’oublie pas le cinéma européen et y accomplit des coups de maître avec 3 Césars pour les BO de The Ghost Writer (2011), De Rouille et D’os (2013) et du De Battre Mon Cœur S’est Arrêté (2006) de Jacques Audiard. C’est aussi pour ce dernier qu’il réalise aussi les bandes originales des fameux Sur Mes Lèvres (2001) et Un Prophète (2009). Entre Europe et Usa, entre Cannes et Hollywood, Alexandre Desplat ne cesse d’être sollicité ces dernières années, avec 29 projets réalisés depuis 2010. Pour 2014 il est attendu sur 5 longs métrages dont 2 superproductions américaines : The Monuments Men de Georges Clooney et Godzilla de Gareth Edwards

Une vision artistique hybride et bien entourée

Il est souvent délicat pour un compositeur et un réalisateur de trouver un terrain d’entente, de par les divergences de leur sensibilité artistique (le réalisateur n’ayant pas forcément une Oreille musicale, et le compositeur n’ayant pas une sensibilité dramaturgique très développée). Or, le succès d’Alexandre Desplat s’explique aussi par une aptitude rare à penser à la fois comme un réalisateur et comme un compositeur. Cette passion pour la réalisation cinématographique, qu’il entretient depuis son adolescence, l’aide à comprendre et à combler très efficacement les besoins des réalisateurs car ses méthodes visent à analyser les scènes pour y ajouter une musique qui décrit, tant la scène que d’autres paramètres invisibles à l’écran tels la psychologie des personnages, leurs émotions intériorisées et le contexte scénographique. Outre cette faculté, Desplat peut aussi compter sur un entourage très musical. Sa conjointe Dominique Lemonnier, violoniste chevronnée, constitue pour lui une formidable complice artistique. Elle crée en 1996 le Traffic Quintet, un ensemble de 5 cordes (2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, 1 contrebasse) pour interpréter, à l’origine, les partitions de son mari pour le film Un héros très discret de Jacques Audiard. Ce quintet (encore en activité) a pour Desplat une forte valeur sentimentale puisqu’il se compose de 5 de ces proches ; une complicité et une proximité artistique qui s’avèrent très inspiratrices pour lui.

Bien qu’il court encore après un premier Oscar, Alexandre Desplat est un compositeur archi-reconnu dans le monde du Cinéma avec 150 BO, 57 nominations et 39 récompenses. C’est le parcours réussi d’un enfant de Paris passionné de Cinéma, doté d’une grande créativité et d’une intelligence musicale qui ont séduit nombre de réalisateurs de part et d’autre de l’Atlantique.

Didier Bianay

La Bio : James Horner

James Horner

James Horner

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Avec à son actif des BO mythiques comme celles de Braveheart, du Masque de Zorro, d’Avatar ou de Titanic, James Horner est un très grand nom de la Musique de Film malgré les controverses auquel il est malheureusement associé.

Formations et débuts

James Horner est né à Los Angeles, le 14 Août 1953, d’immigrés autrichiens. Il commence à pratiquer le piano dès l’âge de 5 ans et grandit à Londres où il étudie au Royal College of Music. Il passe aussi par la Verde Valley High School, puis l’University of Southern California, avant de boucler sa formation avec l’obtention d’un Master à l’UCLA. Après plusieurs compositions pour l’American Film Institute il se lance dans la Musique de Film.

Souvent adulé par la critique…

Et c’est avec le film The Watcher qu’il réalise sa première bande originale en 1978. Cependant il commence vraiment à se bâtir une renommée à la suite de son travail sur le film Star Trek 2 : la colère de Khan (1982) avant de confirmer son essor en 1983 avec 3 bonnes BO sur les films Brainstorm, La Foire des ténèbres et Krull. C’est alors qu’il est repéré par James Cameron avec lequel il entame une longue et célèbre collaboration avec Aliens – le retour (1986). Depuis son travail sur Glory, en 1989, il adopte un style plus raffiné, basé sur une utilisation subtile des instruments qu’il inclut dans ses partitions. Un léger virage artistique qui lui rapporte gros puisqu’il devient un compositeur de musiques de films incontournable à Hollywood et a l’occasion de travailler sur des films à gros budgets comme L’affaire Pélican (1993), Braveheart (1995), Casper (1995), Jumanji (1995), Apollo 13 (1995), Le Masque de Zorro (1998) ou Deep Impact (1998). Mais la consécration vient du mythique Titanic pour lequel il réalise une bande originale d’anthologie qui lui vaut 2 oscars (Meilleure bande originale et Meilleure chanson avec My Heart Will Go On) et qui sera vendue à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde. Les années 2000 sont certes moins dorées avec Un homme d’exception (2001) , Troie (2004) , La Légende de Zorro (2005),  parmi une filmographie légèrement moins dense que lors de la décennie précédente. Qu’importe, il les conclut en beauté avec une nomination aux Oscars 2010 pour la BO du nouveau chef d’œuvre de James Cameron, Avatar (2009).

… et souvent allumé par les critiques

James Horner est aussi un homme en proie à de nombreuses polémiques, car il a pris la mauvaise habitude de se plagier lui-même et même d’autres compositeurs. S’il est vrai que les compositeurs vont chercher l’inspiration dans d’autres œuvres, James Horner a tendance à aller plus loin que les autres, ce qui lui a valu de nombreuses critiques dans le monde de la Musique de Film et parmi le public. Et parmi les polémiques la plus célèbre se surnomme le Danger Motif, 4 notes souvent jouées dans nombres de ces compositions lorsqu’il s’agit de décrire le danger. Là où ses détracteurs y voient un auto-plagiat impardonnable, ses partisans y voient une signature de James Horner et on peut logiquement penché pour la seconde hypothèse tant ce Danger Motif est clairement exposé, ce que ne ferait pas un compositeur souhaitant couvrir un motif recyclé. Arnaques, caprices ou idées de génie ? James Horner ne cesse d’alimenter la polémique mais n’en est pas privé de grands projets pour autant, lui qui a récemment eu le privilège de composer la bande originale de L’extraordinaire Spider-Man (2012) de Marc Webb, sans compter que la rumeur l’annonce sur les deux prochains volets d’Avatar de son ami James Cameron.

Un génie.

Mais James Horner est tout de même une légende de la Musique de Film et un compositeur de talent plus que reconnu (42 récompenses et 43 nominations). La subtilité qu’il apporte à ses partitions et l’utilisation singulière qu’il fait de certains instruments (Ex : un Sakuashi japonais, sur la BO celtique de Braveheart) apporte constamment des sons et des effets musicaux intéressants. Un véritable génie qui s’est déjà essayé sur des styles bien différents de ses origines, et qui a déjà prouvé que cela ne le gênait nullement. James Horner s’est finalement un homme de paradoxes, entre félicitations et critiques, entre une filmographie impressionnante et quelques notes de musique problématiques.

Didier Bianay

La Bio : Ennio Morricone

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Ennio Morricone est un compositeur de musique Italien qui est devenu en plus d’un demi-siècle une véritable légende vivante du Cinéma, et ce à l’échelle mondiale. Il est l’auteur de célèbres bandes originales tels que celle de Le Bon, La Brute et Le Truand ou Pour Une poignée de dollars.

Pour une poignée de dollars ?

Né le 10 novembre 1928 à Rome, il commence sa formation musicale, chez Goffredo Petrassi à l’Académie Sainte-Cécile de Rome où il obtient un diplôme de trompette en 1946. 8 ans plus tard, il obtient un diplôme de composition, d’instrumentation et de direction artistique ce qui ne l’a pas empêché de commencer à composer des musiques classiques ou expérimentales un an plus tôt en 1953. C’est justement cette année-là qu’il fait ses premières preuves en composant pour des émissions radiophoniques. S’essayant à la musique classique d’entrée, mais sans succès probant il se tourne vers des domaines musicaux plus populaires, se constituant arrangeur pour la Télévision ou pour des artistes à la fin des années 50.

Un succès Brutal, Bon et Tonitruand

Mais c’est à partir de 1960 que sa carrière va considérablement décollée. Son nom ce faisant de plus en plus grand vu ses précédentes réalisations, il commence à susciter l’intérêt de réalisateurs tels que Luciano Salce et fera ses premiers pas dans la Musique de Film pour le film Il federale. À cette époque, il commence à collaborer avec son ancien camarade de classe Sergio Leone. S’ensuivra 4 succès tant cinématographiques que musicaux avec Pour une poignée de dollars (1964), Le Bon, La Brute et Le Truand (1966), Il était une fois dans l’Ouest (1968) et Il était une fois la révolution (1971). D’autres bandes originales connaitront aussi un succès bien que moindre comme celles pour les films Le Clan des Siciliens (1969), 1900 (1976), Les Moissons du ciel (1978), Le Pré (1979), Il était une fois en Amérique (1984), ou encore Mission (1986), pour lequel il est nommé aux Oscars. Ses quelques incursions dans la Chanson, durant ces décennies fastes, seront souvent couronnées de succès. Niveau récompenses il reçut un BAFTA de la meilleure musique de film en 1987, plusieurs Nastri D’argento, cinq nominations aux Oscars, trois Golden Globes, un Grammy Award et un Lion d’or du Festival de Venise, sans oublier l’Oscar qu’il reçut en 2007 pour l’ensemble de son œuvre.

Succès absolu et « Musique Absolue »

Ennio Morriconne est cependant moins connu pour ce qu’il baptisa sa « musique absolue » car pas enchainée à un scénario. Et cette carrière très tournée vers la musique de concert et orchestral il l’a mené en parallèle de celle de compositeur pour le Cinéma. En effet, en 1965 il intègre le groupe d’improvisation et de composition avant-gardiste Nuova Consonanza, et réalisera tout au long de sa carrière un nombre considérables de musiques de chambres. À partir du début des années 2000 il délaisse de plus en plus le Cinéma pour renouer avec ses origines et la direction orchestrale. Il continue cependant à donner un nouveau souffle symphonique à ses anciens succès et réalise une tournée mondiale en 2003. En 2007 il fera 2 concerts de Gala, une pour la prise de fonction du nouveau secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, et l’autre en l’honneur de Jean Paul II à Cracovie.

Ces dernières années Ennio Morricone continue sur des projets de moindres ampleurs pour des téléfilms et courts métrages italiens. Mais avec une filmographie impressionnante composée de plus de 500 films et plus de 70 millions de disques vendus, Ennio Morricone reste et restera un grand nom de la Musique, une Légende à la créativité intarissable.