Épique et Impec’

Coup De Coeur

Brian Tyler

Brian Tyler

On commence la semaine en force avec de la pure musique épique, celle qui ouvre la BO du film Thor : Le Monde des Ténèbres. Et le moins que l’on puisse dire c’est que Brian Tyler a mis tous les ingrédients qui siéent au genre en 2:16 chrono. Détails :

Pour composer une bonne musique épique il faut voir les choses en grand, imaginer une orchestration très dense et explosive, là dépendra évidemment les places accordées aux différentes catégories d’instruments. Et dans cette musique thème ce sont les cuivres qui dominent, trombones et cors donnant de la lourdeur dans les graves en jouant la mélodie et rejointes occasionnellement par des coups de trompettes tranchant et aigus. L’ensemble de cuivres est assez massif et ne lâche pas le morceau…  Plus omniprésents encore sont les chœurs qui tantôt chantent l’harmonie, tantôt la mélodie. Ce sont eux qui apportent définitivement cette impression de grandeur à l’ensemble, bien qu’opérant à l’arrière plan. À l’avant d’eux se trouvent les percussions, elles aussi assez massives elles se distinguent en soulignant bien les temps forts, et même très forts avec de puissants coups de cymbales.

De la puissance, de la puissance et encore de la puissance, c’est bien le maître mot de cette compo qui laisse la part belle à des éléments (cuivres, chœurs, percussions) générant des sonorités brutales et impressionnantes. Violoncelles, altos et violons ne peuvent que constater les dégâts et trouvent peu de places dans une orchestration riche, dense au son forcément très compressé. Réduisant l’écart de volume entre temps forts et temps faibles et rajoutant encore à l’impression de puissance, cette compression audio ne pouvait d’ailleurs pas faire de Thor…

Didier Bianay

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Grammy Awards 2014 : Les compositeurs en lice

News

La saison des nominations se poursuit, avec cette fois, les nominations pour les fameux Grammy Awards. Et parmi les 78 catégories on s’intéresse à celles qui font référence à la Musique de Film. Il faut savoir que sont pris en compte les musiques portant sur des films sortis entre le 1er octobre 2012 et le 30 septembre 2013.

Meilleure bande originale pour média visuel

Grammy-AwardsArgo (Alexandre Desplat) – WaterTower Music

The Great  Gatsby (Craig Armstrong) – WaterTower Music/Interscope

Life of Pi (Mychael Danna) – Sony Classical

Lincoln (John Williams) – Sony Classical

Skyfall (Thomas Newman) – Sony Classical

Zero Dark Thirty (Alexandre Desplat) – Madison Gate Records

Meilleure album compilation pour média visuel

Django Unchained – Loma Vista/Universal Republic

The Great Gatsby (Deluxe Edition) – WaterTower Music/Interscope

Les Misérables (Deluxe Edition)- Universal Republic

Muscle Shoals – Universal Republic

Sound City: Real to Reel  – RCA Records/Roswell Records

Meilleure chanson écrite pour un film de cinéma, de télévision ou pour un autre média visuel

Atlas (The Hunger Games: L’embrasement) – Écrite et composée par Guy Berryman, Jonny Buckland, Will Champion & Chris Martin, (Coldplay)

Silver Lining (Silver Linings Playbook) – Écrite et composée par Diane Warren, (Jessie J)

Skyfall (Skyfall) – Écrite et composée par Adele Adkins & Paul Epworth, (Adele)

We Both Know (Safe Haven) – Écrite et composée par Colbie Caillat & Gavin DeGraw, (Colbie Caillat Featuring Gavin DeGraw)

Young and Beautiful (The Great Gatsby) – Écrite et composée par Lana Del Rey & Rick Nowels, (Lana Del Rey)

You’ve Got Time (Orange Is the New Black) – Écrite et composée par Regina Spektor, (Regina Spektor)

La cérémonie aura lieu le 26 janvier 2014 au Staples Center (Los Angeles).

Didier Bianay

Une musique thème qui a du chien

Musiques De Films Légendaires

Ennio Morricone

Ennio Morricone

On finit la semaine avec une musique thème légendaire qui évoque de la nourriture pour chien… car souvent associée à la pub Royal Canin. Le vrai respect de cette musique consiste pourtant à dévoiler son histoire et d’expliquer ce qui l’a rendu si célèbre.

Intitulée Chi Mai et composée par Ennio Morricone en 1971, elle fut tour à tour la musique thème du film Maddalena (1971) puis des séries An Englishman’s Castle (1978) et The Life and Times of David Lloyd George (1981) avant de devenir celle du film Le Professionnel (1981), non sans remaniements notoires. En effet, cette version sonne très 80’s avec l’ajout de synthés, d’une rythmique et de percussions typiquement d’époque. Le piano et la mandoline occupent des positions plus discrètes que dans la version originale. Mais cela n’a pas empêché son succès commercial en France, en Suisse, au Royaume-Uni et une popularité honorable aux antipodes du Vieux Continent, plus précisément en Nouvelle-Zélande. Un plus grand succès de la version 80’s qui peut s’expliquer aussi par une interprétation des violons « plus carrée », plus simple et mieux mémorisable ; quand ils semblent gémir et désobéir à la rythmique dans la version originelle (voir la vidéo ci-dessous). Et c’est pourtant cette dernière qui fait davantage ressortir le génie d’Ennio Morricone, un compositeur sachant défier le tempo et le temps.

HMMA 2013 : Les résultats

hmmaNews

Le jeudi 21 novembre, la cérémonie des Hollywood Music in Media Awards 2013 a livré ses verdicts. Henry Jackman a été logiquement récompensé pour son travail très abouti sur la BO de Capitaine Phillips. Jeff Beal (Monk) a connu un meilleur sort que lors des Primetime Emmys 2013, avec une récompense pour l’ensemble de son œuvre sur la série à succès House Of Cards. De son côté, Bear Mc Creary continue de faire honneur à son statut d’étoile montante de la Musique de Film avec le prix de la meilleure musique thème sur The Walking Dead. C’est d’ailleurs dans cette même catégorie qu’il avait reçu un Emmy Award pour la musique thème (réversible) de la série Da Vinci’s Demons. Et enfin pour finir le tour des principales récompenses, il faut signaler la victoire d’un jeune compositeur dont j’ai parlé récemment sur Music Cine News, à savoir Benjamin Wallfisch, qui vient tout juste de remporter le premier prix de sa carrière à l’âge de 34 ans. Voici le reste des résultats plus en détail (concernant les films, documentaires, séries, jeux vidéo uniquement) :

Meilleure bande originale – Long métrage
Henry Jackman – Captain Phillips (Columbia Pictures)

Meilleure bande originale – Film indépendant/Documentaire/Court métrage
Gary Malkin et Dan Alvarez – Thrive: What on Earth Will it Take?

Meilleure bande originale – Émission TV/Série en streaming
Jeff Beal – House of Cards (Netflix)

Meilleure bande originale – Jeu vidéo
Jeff Broadbent – PlanetSide 2 (SOE)

Meilleure musique thème – Émission TV
Bear McCreary – The Walking Dead (AMC)

Meilleure chanson/bande originale – Jeu vidéo pour mobile
Jeremy Tisser – Tricklab

Meilleur chanson/bande originale – Émission spéciale
Benjamin Wallfisch – Summer in February

Meilleure bande son – Pub
Don Bodin – Toyota RAV4 Safety / Toyota Verso 2013

Meilleure chanson – Long métrage
« Damaged » (Thanks For Sharing) par Kathryn Gallagher

Film indépendant/Documentaire/Court métrage
“The Courage to Believe” (Free China) – Par Tony Chen et Q’orianka Kilcher

Meilleure chanson – Émission TV
“Arrested Development) Par David Schwartz, Mitch Hurwitz et Gabriel Mann

Meilleure chanson – Jeu vidéo
« The War Still Rages Within » – Par Jamie Christopherson (Metal Gear Rising: Revengeance)

Meilleure supervision musicale – TV
Mark Wike – NCIS: Los Angeles (CBS)

Meilleure supervision musicale – Film
Robin Urdang – Thanks for Sharing (Lionsgate)

Prix spécial pour une bande son – Promo TV
Andrew Balogh – Throw it Back (Émission de Télé-Réalité)

Meilleur album (film)
Inside Llewyn Davis

 

La Bio : Alexandre Desplat

Alexandre Desplat

Alexandre Desplat

Biographies De Compositeurs de Musiques De Films

Auteur de célèbres bandes originales pour les films The Queen, The Ghost Writer, De Battre Mon Cœur S’est Arrêté, et plus récemment pour De Rouille et D’os et Argo, Alexandre Desplat est un compositeur français très respecté et reconnu en Europe et aux USA. Un succès logique pour un homme qui possède tant l’Oreille du compositeur que l’Oeil du réalisateur.

Jeunesse et débuts

Né le 23 Août 1961 à Paris, d’une mère grecque et d’un père français, Alexandre Desplat a toujours baigné dans une triple culture, ses parents s’étant rencontrés aux USA. Depuis l’adolescence il montre un goût très prononcé pour le 7ème Art et aussi pour la musique qu’il pratique en apprenant le piano, la trompette et la flûte traversière. C’est aussi à cette époque de sa vie qu’il devient un cinévore insatiable, disséquant une grande quantité de films ainsi que leurs bandes originales, domaine dans lequel ses maîtres sont Delerue, Jarre, Rota, Herrmann, Williams ou Goldsmith. Et c’est dans leurs sillages qu’il décide de se lancer dans la Musique de Film avec pour premier projet la BO de Ki Lo Sa (1985), un long métrage signé Robert Guédiguian. Cependant sa carrière prend vraiment un envol significatif en 1991, année à partir de laquelle les sollicitations s’enchainent. Il réalise d’ailleurs 50 BO dans les années 90, toutes des productions européennes pour Petit ou Grand Écran.

Un français qui rêve américain

Les partitions d’Alexandre Desplat commencent à trouver des oreilles captives outre-Atlantique, au début des années 2000. En effet, ses excellentes compositions sur les films britanniques La Jeune Fille à la Perle (2003) et La Naissance (2004) lui ouvrent les portes d’Hollywood où il confirme avec Syriana (2005). S’ensuit alors des réalisations de BO pour de grands films américains comme, La saga Twilight: Tentation (2009) ou Zero Dark Thirty (2012). Il loupe même de peu la consécration avec les BO de The Queen (2006), L’étrange Histoire de Benjamin Button (2008), Fantastic Mr Fox (2009) et Argo (2012) qui lui valent 4 nominations aux Oscars. Malgré ces succès aux USA, le compositeur français n’oublie pas le cinéma européen et y accomplit des coups de maître avec 3 Césars pour les BO de The Ghost Writer (2011), De Rouille et D’os (2013) et du De Battre Mon Cœur S’est Arrêté (2006) de Jacques Audiard. C’est aussi pour ce dernier qu’il réalise aussi les bandes originales des fameux Sur Mes Lèvres (2001) et Un Prophète (2009). Entre Europe et Usa, entre Cannes et Hollywood, Alexandre Desplat ne cesse d’être sollicité ces dernières années, avec 29 projets réalisés depuis 2010. Pour 2014 il est attendu sur 5 longs métrages dont 2 superproductions américaines : The Monuments Men de Georges Clooney et Godzilla de Gareth Edwards

Une vision artistique hybride et bien entourée

Il est souvent délicat pour un compositeur et un réalisateur de trouver un terrain d’entente, de par les divergences de leur sensibilité artistique (le réalisateur n’ayant pas forcément une Oreille musicale, et le compositeur n’ayant pas une sensibilité dramaturgique très développée). Or, le succès d’Alexandre Desplat s’explique aussi par une aptitude rare à penser à la fois comme un réalisateur et comme un compositeur. Cette passion pour la réalisation cinématographique, qu’il entretient depuis son adolescence, l’aide à comprendre et à combler très efficacement les besoins des réalisateurs car ses méthodes visent à analyser les scènes pour y ajouter une musique qui décrit, tant la scène que d’autres paramètres invisibles à l’écran tels la psychologie des personnages, leurs émotions intériorisées et le contexte scénographique. Outre cette faculté, Desplat peut aussi compter sur un entourage très musical. Sa conjointe Dominique Lemonnier, violoniste chevronnée, constitue pour lui une formidable complice artistique. Elle crée en 1996 le Traffic Quintet, un ensemble de 5 cordes (2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, 1 contrebasse) pour interpréter, à l’origine, les partitions de son mari pour le film Un héros très discret de Jacques Audiard. Ce quintet (encore en activité) a pour Desplat une forte valeur sentimentale puisqu’il se compose de 5 de ces proches ; une complicité et une proximité artistique qui s’avèrent très inspiratrices pour lui.

Bien qu’il court encore après un premier Oscar, Alexandre Desplat est un compositeur archi-reconnu dans le monde du Cinéma avec 150 BO, 57 nominations et 39 récompenses. C’est le parcours réussi d’un enfant de Paris passionné de Cinéma, doté d’une grande créativité et d’une intelligence musicale qui ont séduit nombre de réalisateurs de part et d’autre de l’Atlantique.

Didier Bianay

La Bio : James Horner

James Horner

James Horner

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Avec à son actif des BO mythiques comme celles de Braveheart, du Masque de Zorro, d’Avatar ou de Titanic, James Horner est un très grand nom de la Musique de Film malgré les controverses auquel il est malheureusement associé.

Formations et débuts

James Horner est né à Los Angeles, le 14 Août 1953, d’immigrés autrichiens. Il commence à pratiquer le piano dès l’âge de 5 ans et grandit à Londres où il étudie au Royal College of Music. Il passe aussi par la Verde Valley High School, puis l’University of Southern California, avant de boucler sa formation avec l’obtention d’un Master à l’UCLA. Après plusieurs compositions pour l’American Film Institute il se lance dans la Musique de Film.

Souvent adulé par la critique…

Et c’est avec le film The Watcher qu’il réalise sa première bande originale en 1978. Cependant il commence vraiment à se bâtir une renommée à la suite de son travail sur le film Star Trek 2 : la colère de Khan (1982) avant de confirmer son essor en 1983 avec 3 bonnes BO sur les films Brainstorm, La Foire des ténèbres et Krull. C’est alors qu’il est repéré par James Cameron avec lequel il entame une longue et célèbre collaboration avec Aliens – le retour (1986). Depuis son travail sur Glory, en 1989, il adopte un style plus raffiné, basé sur une utilisation subtile des instruments qu’il inclut dans ses partitions. Un léger virage artistique qui lui rapporte gros puisqu’il devient un compositeur de musiques de films incontournable à Hollywood et a l’occasion de travailler sur des films à gros budgets comme L’affaire Pélican (1993), Braveheart (1995), Casper (1995), Jumanji (1995), Apollo 13 (1995), Le Masque de Zorro (1998) ou Deep Impact (1998). Mais la consécration vient du mythique Titanic pour lequel il réalise une bande originale d’anthologie qui lui vaut 2 oscars (Meilleure bande originale et Meilleure chanson avec My Heart Will Go On) et qui sera vendue à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde. Les années 2000 sont certes moins dorées avec Un homme d’exception (2001) , Troie (2004) , La Légende de Zorro (2005),  parmi une filmographie légèrement moins dense que lors de la décennie précédente. Qu’importe, il les conclut en beauté avec une nomination aux Oscars 2010 pour la BO du nouveau chef d’œuvre de James Cameron, Avatar (2009).

… et souvent allumé par les critiques

James Horner est aussi un homme en proie à de nombreuses polémiques, car il a pris la mauvaise habitude de se plagier lui-même et même d’autres compositeurs. S’il est vrai que les compositeurs vont chercher l’inspiration dans d’autres œuvres, James Horner a tendance à aller plus loin que les autres, ce qui lui a valu de nombreuses critiques dans le monde de la Musique de Film et parmi le public. Et parmi les polémiques la plus célèbre se surnomme le Danger Motif, 4 notes souvent jouées dans nombres de ces compositions lorsqu’il s’agit de décrire le danger. Là où ses détracteurs y voient un auto-plagiat impardonnable, ses partisans y voient une signature de James Horner et on peut logiquement penché pour la seconde hypothèse tant ce Danger Motif est clairement exposé, ce que ne ferait pas un compositeur souhaitant couvrir un motif recyclé. Arnaques, caprices ou idées de génie ? James Horner ne cesse d’alimenter la polémique mais n’en est pas privé de grands projets pour autant, lui qui a récemment eu le privilège de composer la bande originale de L’extraordinaire Spider-Man (2012) de Marc Webb, sans compter que la rumeur l’annonce sur les deux prochains volets d’Avatar de son ami James Cameron.

Un génie.

Mais James Horner est tout de même une légende de la Musique de Film et un compositeur de talent plus que reconnu (42 récompenses et 43 nominations). La subtilité qu’il apporte à ses partitions et l’utilisation singulière qu’il fait de certains instruments (Ex : un Sakuashi japonais, sur la BO celtique de Braveheart) apporte constamment des sons et des effets musicaux intéressants. Un véritable génie qui s’est déjà essayé sur des styles bien différents de ses origines, et qui a déjà prouvé que cela ne le gênait nullement. James Horner s’est finalement un homme de paradoxes, entre félicitations et critiques, entre une filmographie impressionnante et quelques notes de musique problématiques.

Didier Bianay

Mychael Danna, compositeur de l’année aux WSA

Mychael Danna

Mychael Danna

News

Mychael Danna a été élu Compositeur de l’année au World Soundtrack Award 2013. Mais ce n’est pas tout puisqu’il y a aussi reçu un Award de la Meilleure bande originale de film de l’année 2012 pour son merveilleux travail sur Life of Pi. De quoi passer une bonne soirée…

Toutefois ce n’est pas étonnant tant la bande originale de Life of Pi avait déjà fait son bonheur auparavant. Ainsi on se rappelle qu’elle lui a déjà valu 1 Oscar, 1 Golden Globe mais aussi 1 BMI Film Music Award, 1 Sierra Award et 1 Frederick Loewe Award ; 5 récompenses supplémentaires qui portent à 17 le nombre de récompenses reçues en 35 années de carrière dédiées à la Musique de Film.

L’année prochaine on pourra entendre les 2 dernières BO de ce compositeur canadien pour les films Foxcatcher et The Captive.

Mais je ne peux pas finir cet article sans laisser un lien vers l’objet du délit. Enjoy !

Cliquez sur l'image pour écouter la BO

Cliquez sur l’image pour écouter la BO

PS : Youtube fourmille de playlists complètes de bandes originales assez récentes. Alors il faut en profiter… Ainsi j’en ai mis quelques-unes dans la page Bandes Originales À Écouter du site. Allez y faire un tour.

Didier Bianay

Dernières sorties (16/10/13)

Dernières Sorties

Captain Phillips – Henry Jackman  

Varèse Sarabande (15 octobre 2013)

Escape Plan – Alex Heffes  

Universal UK (15 octobre 2013)

Le Cinquième pouvoir – Carter Burwell  

Lakeshore Records (15 octobre 2013)

Solomon Grundy – Pick Bickmore  

MondoTunes (15 octobre 2013) – Digital

Bounty Killer – Greg Edmonson 

Lakeshore Records (15 octobre 2013)

Dead in Tombstone – Hybrid  

Back Lot Music (15 octobre 2013)

L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet – Denis Sanacore  

Sony (14 octobre 2013) – CD et Digital

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill – Fabrice Aboulker  

Moksha Productions (14 octobre 2013) – Digital

Au bonheur des ogres – Rolfe Kent  

Chapter 2 (14 octobre 2013) – Digital

9 mois ferme – Christophe Julien  

ADCB Films (14 octobre 2013) – Digital

The Activist – Cyril Morin  

Massive Music (14 octobre 2013) – Digital

The Expatriate – Jeff Danna  

Varese Sarabande (10 octobre 2013) – Digital

The Hour of the Lynx – Tobias Hylander, Flemming Nordkrog  

Heidi & Einar Music (10 octobre 2013) – Digital

L’Image manquante – Marc Marder (TV)

Milan Music (14 octobre 2013) – CD et Digital

Source : cinezik.org

Plus de news sur les nouvelles parutions ici : http://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20131014012359

Dernières sorties (09/10/13)

Dernières sorties

Romeo and Juliet – Abel Korzeniowski, James Horner  

Sony Classical (8 octobre 2013)

Don Jon – Nathan Johnson  

Relativity Music Group (8 octobre 2013)

Machete Kills – Carl Thiel & Robert Rodriguez 

Morada Music (8 octobre 2013) – CD et Digital

Generation Iron – Jeff Rona  

Milan Records (8 octobre 2013)

A Leading Man – Benjamin Wynn & Jeremy Zuckerman  

Jeremy Zuckerman & Benjamin Wynn (8 octobre 2013) – Digital

Queen of Carthage – Brian Byrne 

Decca Records (8 octobre 2013)

Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising – Peter Kyed & Peter Peter  

Milan Records (7 octobre 2013) – CD et Digital

Maintenant c’est ma vie – Jon Hopkins  

JustMusic (7 octobre 2013) – CD et digital

Eyjafjallajökull – Thomas Roussel  

Quad (30 septembre 2013) – Digital

Zipi y Zape y el club de la canica – Fernando Velázquez 

Quartet Records (5 octobre 2013)

La Malédiction de Chucky – Joseph LoDuca  

Back Lot Music (3 octobre 2013) – Digital

Un village français – Eric Neveux (TV)

Unkle Productions (7 octobre 2013) – Digital

Source : cinezik.org

Plus de news sur les nouvelles parutions ici : http://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20131007185142

La Bio : Hans Zimmer

Hans Zimmer

Hans Zimmer

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Avec des BO célèbres sur Le Roi Lion, Le Prince d’Égypte, Gladiator, Mission Impossible 2, Pirates des Caraïbes, toutes au sein d’une filmographie impressionnante, Hans Zimmer est déjà un mythe dans la Musique de Film. Une remarquable réussite pour ce compositeur de musiques de films aux débuts atypiques, qui a su saisir sa chance et donner des opportunités à d’autres. Une personnalité logiquement respectée mais parfois controversée.

Débuts et formations

Né le 12 septembre 1957 à Francfort (Allemagne), Hans Zimmer commence sa formation à la ? School avant de poursuivre à la ? University, C’est après qu’il commence sa carrière professionnelle… Stop ! Reprenons.

Débuts atypiques en Europe…

Né le 12 septembre 1957, à Francfort (Allemagne), Hans Zimmer a eu un parcours atypique durant sa jeunesse. N’ayant fréquenté aucune école de musique, ni aucune université, il apprend la musique de manière purement autodidacte. Elle est pour lui un refuge à la suite de la mort de son père lors de sa petite enfance. Ses débuts sont atypiques, lorsque l’on sait que ses confrères ont pour la plupart eu une formation musicale dès leurs enfances. À 14 ans, en 1971, il s’installe en Angleterre.

Il y commence sa carrière professionnelle en écrivant des jingles pour le Studio Air Edel, puis intègre le groupe des Buggles, qui a signé le tube Video Killed the Radio Star (1979), faisant même une apparition dans le clip de cette chanson. C’est aussi à cette époque qu’il commence à s’intéresser au sonorités électroniques et il est le premier à les intégrer dans des arrangements orchestraux. Il fait connaissance avec Stanley Myers et devient par la suite son assistant. Hans Zimmer commence sa carrière dans la Musique de Film en 1982 en collaborant avec Myers sur la bande originale de Travail Au Noir puis le duo remet ça sur Eureka (1983), Le Succès à tout prix (1984) My Beautiful Laundrette (1985). Un monde à Part (1988) constitue le premier film sur lequel Hans Zimmer travaille seul. Il reconnait volontiers qu’il n’aurait jamais pu trouver de tels opportunités en Allemagne où son manque de cursus scolaires dans la musique était perçu comme un handicap. Zimmer troque donc le retour en terre natale pour le Rêve Américain.

… et succès mythiques aux USA

À l’aube des années 90 Hans Zimmer réalise une entrée fracassante aux USA. Tout d’abord il connait son premier grand succès en terres américaines avec la bande originale du Film Rain Main (1988) de Barry Levinson. De plus en plus sollicité, il se donne le choix de travailler sur des styles de films divers et variés : l’Action avec Black Rain de Ridley Scott (1989), le Thiller avec Fenêtre sur Pacifique (1990) ou le Drame sur Thelma et Louise (1991). Mais c’est un dessin animé, Le Roi Lion, qui le propulsera sur les sommets avec un premier Oscar en 1995 et une bande originale qui s’est vendue à 15 millions d’exemplaires dans le monde. Jusqu’à maintenant c’est l’unique Oscar qu’il ait reçu malgré les célèbres BO qu’il a réalisées dans la foulée sur Pour le pire et pour le meilleur (1997), Le Prince d’Égypte (1999), Gladiator (2000), ces dernières lui ayant aussi valu des nominations aux Oscars. Hans Zimmer c’est aussi les bandes originales de grands films comme Le pacificateur (1997), Mission: Impossible 2 (2000), Hannibal (2001), Pearl Harbor (2001), Le dernier samouraï (2003), Madagascar (2005), Batman Begins (2005 ), Da Vinci Code (2006), Pirates des Caraïbes – Le coffre du mort (2006), Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde (2007), Batman: The Dark Knight (2008), Kung Fu Panda (2008) et plus récemment L’ascension du chevalier noir (2012) The Lone Ranger, (2013) ou encore Man of Steel (2013) ; les meilleurs projets d’une filmographie riche, par laquelle il totalise tout de même 75 récompenses.

Hans Zimmer, le tuteur…

La confiance que Barry Levinson lui a donnée sur son film Rain Man fait réféchir Hans Zimmer sur une manière de rendre la pareille à d’autres compositeurs de la nouvelle vague. C’est pourquoi, peu après son arrivée à L.A., il se lance dans un projet ambitieux: Le studio Média Ventures, un studio aux équipements de qualité où Hans Zimmer veut donner aux jeunes compositeurs (d’origines européennes surtout) l’opportunité de travailler sur des projets d’envergures pour ainsi avoir plus de chance de percer dans la Musique de Film. Le studio est donc fondé en 1989 avec son ami Jay Rifkin. Nick Glennie-Smith, John Van Tongeren ou Mark Mancina font partie des premiers acolytes avec qui il commence l’aventure de cette corporation, qui devient Remote Control en 2003 à la suite d’une grave querelle avec Jay Rifkin. Un changement de nom et un renouvellement d’effectif car, à l’époque, Nick Glennie-Smith, Harry Gregson-Williams, Mark Mancina, Jeff Rona ou Justin Caine Burnett prennent leurs distances avec la tutelle de Zimmer et laissent la place à une nouvelle génération dignement représentée par des compositeurs talentueux tels Klaus Badelt, Ramin Djawadi, Steve Jablonsky , Trevor Morris, ou Clay Duncan.

… controversé

Hans Zimmer est à la Musique de Film ce que Cristiano Ronaldo est au Football : un immense talent controversé, aimé, détesté, ou qu’on aime détester. Est-ce la place de plus en plus importante que prend sa corporation dans la Musique de Film hollywoodienne qui fait grincer des dents ? Peut-être. Car Media Venture et surtout Remote Control lui permettent de décrocher des gros projets qu’il partage avec ses compositeurs associés. Une situation qui crée des tentations et quelques polémiques dues au fait qu’Hans Zimmer est crédité de partitions qu’il n’a pas totalement écrite, tels que celles du Millenium (1992) ou de The Whole Wide World (1996), dont il a surtout supervisé les réalisations. Hans Zimmer a reconnu que c’était plus facile de vendre une composition estampillée à son nom plutôt qu’au nom d’un compositeur quasi inconnu aux yeux du public. Mais il n’a pas recommencer depuis… D’autres mauvaises langues lui reprochent des bandes originales trop « boom boom », faisant référence à son style hautement percussif, oubliant sa capacité à signer des partitions beaucoup plus lyriques ou poétiques. La controverse : une des rançons du succès ? Sans doute…

Toutefois, Hans Zimmer est tout de même très respecté par la profession. Les grands projets que nombre de réalisateurs continuent de lui proposer lui permettent de poursuivre sa route dans les pas de ses illustres ainés tels Ennio Morriconne ou John Williams. Le 24 octobre, il recevra un Honorary Key Art Award récompensant l’ensemble de sa carrière. Et quelle carrière !

Didier Bianay

La Bio : John Williams

John Williams

John Williams

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Né le 8 février 1932 à New York, John Williams est un compositeur, chef d’orchestre et pianiste. Avec un palmarès impressionnant et une longue liste de musiques de films ayant fait le tour du monde, on peu dire qu’il fait partie des légendes du Cinéma. Parmi ses œuvres les plus connues figurent celles pour Les dents de la mer, les sagas Star Wars et Indiana Jones, Superman, E.T. l’extra-terrestre, la saga Jurassic Park et les trois premiers volets de la série Harry Potter. Rien que ça…

Un talent précoce

John Williams commence à apprendre le piano à l’âge de 7 ans, le trombone, le tuba et la trompette. À 15 ans il mène un groupe de Jazz et à 19 ans crée une première sonate pour piano. Il poursuit ses études de piano à l’UCLA puis au Los Angeles City College. Il étudie l’orchestration avec Robert van Eps, Mario Castelnuovo-Tedesco, puis Rosina Lhevinne à Julliard School (New York). C’est cette dernière qui l’encourage à davantage se consacrer à l’écriture plutôt que de se contenter de vivre sur ces cachets de pianiste. Il revient donc à Los Angeles dans l’optique de commencer à composer pour l’image.

Des débuts professionnels prometteurs

C’est à la fin des années 50 qu’il commence à composer pour des séries ou des films. À 24 ans il est embauché à la Columbia en tant qu’arrangeur avant de travailler pour la Twentieth Century Fox. C’est là qu’il rencontre d’autres grands compositeurs comme Alfred Newman, Lionel Newman ou Franz Waxman. Son premier projet d’envergure est son travail de composition sur Comment voler un million de dollars (1966). C’est aussi le point de départ pour des projets inoubliables. À cette époque il commence à obtenir des récompenses de prestige comme les 2 Emmys qu’il décroche pour avoir accompagné Heidi (1968) et Jane Eyre (1970). Niveau Oscar il lui faut attendre jusqu’à 1971 (Un violon sur le toit) pour brandir la statuette d’or, soit à 39 ans.

2 rencontres déterminantes

Une première rencontre va être déterminante pour John Williams, c’est celle avec le réalisateur Steven Spielberg. Ce dernier fait appel à ces sercices pour son premier film, le Thriller Sugarland Express (1974). Mais c’est la seconde collaboration entre les 2 hommes qui marquera le Cinéma et leurs carrières respectives : Les dents de la mer (1975). Le travail sur la bande originale de ce film vaut à John Williams un 2ème Oscar. Cependant les deux ne s’arrêtent pas là, puisque par la suite, ils collaborent sur d’énormes succès cinématographiques : Rencontres du troisième type (1977), Les Aventuriers de l’arche perdue (1981), E.T. l’extra-terrestre (1982), Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989) ;  Jurassic Park (1993) et Le Monde perdu : Jurassic Park (1997). D’autres œuvres du duo Spielberg-Willliams ont connu un peu moins de succès mais restent tout de même des classiques : Il faut sauver le soldat Ryan (1998), A.I. Intelligence artificielle (2001), Minority Report (2002) et Arrête-moi si tu peux (2002). Toutefois, il collabore avec d’autres compositeurs pour la BO de La liste de Schindler (1993). Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008), Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne (2011), Cheval de guerre (2011) sont les dernières collaborations entre les 2 hommes. L’autre rencontre avec Georges Lucas va être porteuse de grands succès cinématographiques et musicaux avec Star Wars (1977), Superman (1978) ;L’Empire contre-attaque (1980), Le Retour du Jedi (1983), la Menace fantôme (1999), L’Attaque des clones, (2002), La Revanche des Sith, (2005).

Une passion récompensée

4 Golden Globes, 6 Saturn Awards, 4 Oscars pour la meilleure musique de film et 1 Oscar pour la meilleure partition de chansons et adaptation musicale garnissent l’armoire de trophées de John Williams. Mais mis à part les trophées, il est aussi récompensé par le respect et la reconnaissance des professionnels du Cinéma, reconnaissance symbolisée par ces 49 nominations aux Oscars en 55 ans de carrière cinématographique ! Toutefois, John Williams ce n’est pas qu’un compositeur de musiques de films. A l’instar de Ennio Morricone, c’est aussi un compositeur de musiques classiques. C’est d’ailleurs surtout dans les années 60 qu’il a beaucoup composé dans ce style qu’il n’a jamais délaissé malgré ces innombrables bandes originales qu’il a du réaliser pour le Cinéma. Véritable passionné de musique et bête de travail, il avouait récemment au journal l’Express n’avoir toujours pas cesser de travailler malgré ses 81 ans. Il composera d’ailleurs la BO de Star Wars VII, dont la sortie est prévue pour 2015.

Ainsi, par son talent et sa carrière exceptionnels, John Williams est un ténor d’Hollywood; un homme né pour la musique et qui a réussi à se faire un nom… parmi tant de John Williams…

Didier Bianay

La Bio : James Newton Howard

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

James Newton Howard

James Newton Howard

Né le 9 juin 1951 à Los Angeles, James Newton Howard a déjà participé à des projets majeurs, bien que ce nom soit peu connu du grand public. Retour sur la carrière d’un des plus grands compositeurs de musiques de films.

Sa formation et ses débuts

Commençant à étudier la musique très jeune, James Newton Howard est passé par l’académie Thacher à Ojai (Californie), puis à l’université de Californie du sud mais n’y restera qu’une année. À cette époque il est spécialisé pour le piano, et bien qu’il veuille délaissé cet instrument, il est repéré par Elton John, avec qui il collabore comme claviériste et arrangeur dès la fin des années 70. On lui doit d’ailleurs les arrangements pour orchestre sur Don’t Go Breaking My Heart et Sorry Seems To Be The Hardest Word. Il suit Graham Nash par la suite et démarre une carrière consacrée à la musique de film en 1985.

Beaucoup d’opportunités saisies…

James Newton Howard commence vraiment à s’attaquer à des gros projets en signant le générique de la série Urgences (1994), puis celui de The Sentinel (1996). En 1995, il participe à l’écriture de la bande originale de Waterworld avec Artie Kane et Mark Isham, puis signe la musique thème de Pic de Dante (1997). 1999 marque le début d’une longue collaboration avec M. Night Shyamalan, pour qui il composera ses meilleures bandes originales : Incassable (1999), La Jeune Fille de l’eau (2006) et Le Dernier Maître de l’air(2010). Concernant ce dernier, la BO aura plus de succès que le film lui-même… Outre ses travaux pour M. Night Shyamalan il compose la bande originale de King Kong (2005) et travaille avec Hans Zimmer sur celle de Batman Begins (2005), idem pour The Dark Knight (2008). Actuellement il est vraiment dans une période charnière de sa carrière avec 5 BO réalisées récemment pour des films à gros budgets (Hunger Games, Blanche-Neige et le Chasseur, Jason Bourne : L’Héritage en 2012, After Earth, Hunger Games : L’Embrasement en 2013)

… et souvent gâchées ?

James Newton Howard c’est 5 récompenses pour ses travaux sur Gideon’s Crossing (Emmy Awards; 2001), The Dark Knight : Le Chevalier noir (Saturn Award et Gammy Awards; 2009), La Guerre selon Charlie Wilson (World Soundtrack Awards, 2008), sans oublier le Prix Frederick Loewe pour la composition de musiques de film décroché en 2008. Mais James Newton Howard c’est surtout un nombre impressionnant de nominations (27) depuis plus de 20 ans avec entres autres 4 nominations pour les Golden Globes ou encore 8 pour le compte des Oscars depuis 1992. Les critiques ne sont pas tendres avec lui, elles qui l’accusent de bâcler le travail de ses bandes originales bien que son immense talent soit incontestable.

Cependant James Newton Howard est un compositeur respecté par ses pairs qui le sollicite de plus en plus fréquemment pour des projets d’envergure. Des projets qui sonnent comme des occasions de décrocher ce premier Oscar qui le fuit depuis 21 ans. Oui, on peut dire qu’il a encore de belles années devant lui, du haut de ses 62 ans.

Bio de Ramin Djawadi

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Tiens je parlais de Ramin Djawadi et de son œuvre Gipsy Danger issue de la BO du film Pacific Rim. Alors dans la continuité de cette article, faisons plus connaissance avec ce compositeur.

Un départ Canon

Ramin Djawadi est un compositeur de musique de film (jusque-là vous me suivez) d’origine Iranienne, né à Duisbourg (Allemagne) en 1974.

En 1998, tout de suite après avoir décroché son diplôme au Berklee College (Boston), il est repéré et recruté au Remote Control Production (Santa Monica) de Hans Zimmer.  Il y assistera Hans Zimmer et Klaus Badelt, apportera sa pierre à l’édifice pour quelques BO de films renommés comme Pirates des Caraïbes (2003) et Batman Begins (2005)  mais fera valoir son talent en signant la musique du film Blade : Trinity (2004), tout seul comme un grand. 3 ans plus tard il sera nominé pour le World Soundtrack Award pour la BO de Mr Brooks. L’année suivante, il est dans la course aux Grammy de la musique de film pour la Bande originale du film Iron Man (2008). Ramin Djawadi se distingue avec les BO de Clash of the Titans (2010) et Fright Night (2011), avant de signer une bande annonce remarquable pour Pacific Rim de Guillermo Del Toro (2013).

Du petit écran au très petit écran

Véritable touche à tout il compose pour des séries à Succès comme Prison Break (2005-2009). Sa large palette d’influences musicales, en partie dûe à son métissage, a convaincu les créateurs de Game of Thrones (2011) de lui donner les clés de la BO de cette série qui connait un grand succès actuellement. C’est qu’ils avaient apprécié son travail sur les bandes originales des jeux vidéo tels que Shift 2: Unleashed (2011) et Medal of Honor (2010). Il remet ça avec la suite : Medal of Honor: Warfighter (2012).

Ramin Djawadi est un jeune compositeur talentueux qui a déjà réalisé des projets de grandes envergures au cinéma. Très ambitieux, il n’hésite pas à prendre des risques en s’attaquant à des projets très diversifiés pour différents formats. Une chose est sûre, on a  pas fini d’entendre parler de lui…