3 BO recommandées

(n°1120)

Bandes Originales Recommandées

  

Modern Love – Artistes variées

L’Amour, le sentiment ayant le plus inspiré les artistes des siècles durant et dont Amazon a voulu faire l’éloge en huit intrigues variées, entre humour, drame et tendresse. On retrouve effectivement ses 3 sentiments dans cette BO Pop-Folk de 43 minutes comportant une écrasante majorité de chansons originales, le texan Gary Clark étant l’artiste qui murmure le plus souvent à nos oreilles avec 4 titres dont le contagieux Human Love. De son côté Anne Hathaway flirte avec la comédie musicale sur Bipolar Girl d’un entrain amusant quant Nerina Pallot ou encore le tandem Lora Lynn/Thomass Dydahl nous emporte par leurs voix suaves et leurs compositions nostalgiques (Circus, Days Aren’t Long Enough). On trouve sur l’album peu de noms connus, certes, mais beaucoup de talent chez de jeunes artistes visiblement consciencieux, d’une même génération, sur la même longueur d’onde.

Cecchi Gori, Una Famiglia Italiana – Max Di Carlo

Je ne saurais vous montrer comment se prononce exactement le titre de ce documentaire italien consacré à la dynastie Cecchi Gori, une famille ayant enfanté et developpé ce qui est devenu le plus grand groupe audiovisuel italien. Tout d’abord assez entraînante, limite festive, pour dépeindre l’âge d’or du groupe dans les années 80 et 90, la bande-son prend rapidement une tournure mélancolique. On troque alors la Dance pour l’Électro-symphonique avec l’arrivée de cordes et d’un piano sensible en vue d’une musique obsessionnelle et assombrie, bien que des rythmes marqués et des fonds d’accompagnement trépidants maintiennent un brin de vivacité. En rajoutant une guitare acoustique et une guitare électrique souvent enrichie d’effets sonores, Max Di Carlo propose l’instrumentation-type pour dépeindre émotionalité et modernisme, mais la réhausse d’une orchestration qui l’exploite au mieux et d’arrangements assez parlants.

Un Monde Plus Grand – Valentin Hadjadj

L’intrigue du film est inspirée d’une histoire vraie, celle de Corine Sombrun qui a complètement changé de vie à la suite d’un drame, passant de la rationalité du monde occidental, à l’irrationalité des croyances chamaniques mongoles. La bande-son aussi opère rapidement un revirement après le mélancolique thème romantique qui l’initie, laissant apparaître des instruments qui invoquent exotisme et spiritualité tels une flûte et des bols chantants. On remarque dès lors, au niveau des textures sonores, une teinte plus sombre et voilée, et au niveau de l’écriture, des arrangements plus planants et nombres d’harmonies étranges. Ayant désiré souligner la notion des opposés, la réalisatrice Fabienne Berthaud a vu sa vision amplifiée par cette dualité musicale entre Orient et Occident, d’une certaine sobriété de ton qui révèle une aventure intimiste, un voyage davantage intérieur que géographique.

Didier Bianay

www.bianaydidier.com