La Bio : Hans Zimmer

Hans Zimmer

Hans Zimmer

Biographies De Compositeurs De Musiques De Films

Avec des BO célèbres sur Le Roi Lion, Le Prince d’Égypte, Gladiator, Mission Impossible 2, Pirates des Caraïbes, toutes au sein d’une filmographie impressionnante, Hans Zimmer est déjà un mythe dans la Musique de Film. Une remarquable réussite pour ce compositeur de musiques de films aux débuts atypiques, qui a su saisir sa chance et donner des opportunités à d’autres. Une personnalité logiquement respectée mais parfois controversée.

Débuts et formations

Né le 12 septembre 1957 à Francfort (Allemagne), Hans Zimmer commence sa formation à la ? School avant de poursuivre à la ? University, C’est après qu’il commence sa carrière professionnelle… Stop ! Reprenons.

Débuts atypiques en Europe…

Né le 12 septembre 1957, à Francfort (Allemagne), Hans Zimmer a eu un parcours atypique durant sa jeunesse. N’ayant fréquenté aucune école de musique, ni aucune université, il apprend la musique de manière purement autodidacte. Elle est pour lui un refuge à la suite de la mort de son père lors de sa petite enfance. Ses débuts sont atypiques, lorsque l’on sait que ses confrères ont pour la plupart eu une formation musicale dès leurs enfances. À 14 ans, en 1971, il s’installe en Angleterre.

Il y commence sa carrière professionnelle en écrivant des jingles pour le Studio Air Edel, puis intègre le groupe des Buggles, qui a signé le tube Video Killed the Radio Star (1979), faisant même une apparition dans le clip de cette chanson. C’est aussi à cette époque qu’il commence à s’intéresser au sonorités électroniques et il est le premier à les intégrer dans des arrangements orchestraux. Il fait connaissance avec Stanley Myers et devient par la suite son assistant. Hans Zimmer commence sa carrière dans la Musique de Film en 1982 en collaborant avec Myers sur la bande originale de Travail Au Noir puis le duo remet ça sur Eureka (1983), Le Succès à tout prix (1984) My Beautiful Laundrette (1985). Un monde à Part (1988) constitue le premier film sur lequel Hans Zimmer travaille seul. Il reconnait volontiers qu’il n’aurait jamais pu trouver de tels opportunités en Allemagne où son manque de cursus scolaires dans la musique était perçu comme un handicap. Zimmer troque donc le retour en terre natale pour le Rêve Américain.

… et succès mythiques aux USA

À l’aube des années 90 Hans Zimmer réalise une entrée fracassante aux USA. Tout d’abord il connait son premier grand succès en terres américaines avec la bande originale du Film Rain Main (1988) de Barry Levinson. De plus en plus sollicité, il se donne le choix de travailler sur des styles de films divers et variés : l’Action avec Black Rain de Ridley Scott (1989), le Thiller avec Fenêtre sur Pacifique (1990) ou le Drame sur Thelma et Louise (1991). Mais c’est un dessin animé, Le Roi Lion, qui le propulsera sur les sommets avec un premier Oscar en 1995 et une bande originale qui s’est vendue à 15 millions d’exemplaires dans le monde. Jusqu’à maintenant c’est l’unique Oscar qu’il ait reçu malgré les célèbres BO qu’il a réalisées dans la foulée sur Pour le pire et pour le meilleur (1997), Le Prince d’Égypte (1999), Gladiator (2000), ces dernières lui ayant aussi valu des nominations aux Oscars. Hans Zimmer c’est aussi les bandes originales de grands films comme Le pacificateur (1997), Mission: Impossible 2 (2000), Hannibal (2001), Pearl Harbor (2001), Le dernier samouraï (2003), Madagascar (2005), Batman Begins (2005 ), Da Vinci Code (2006), Pirates des Caraïbes – Le coffre du mort (2006), Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde (2007), Batman: The Dark Knight (2008), Kung Fu Panda (2008) et plus récemment L’ascension du chevalier noir (2012) The Lone Ranger, (2013) ou encore Man of Steel (2013) ; les meilleurs projets d’une filmographie riche, par laquelle il totalise tout de même 75 récompenses.

Hans Zimmer, le tuteur…

La confiance que Barry Levinson lui a donnée sur son film Rain Man fait réféchir Hans Zimmer sur une manière de rendre la pareille à d’autres compositeurs de la nouvelle vague. C’est pourquoi, peu après son arrivée à L.A., il se lance dans un projet ambitieux: Le studio Média Ventures, un studio aux équipements de qualité où Hans Zimmer veut donner aux jeunes compositeurs (d’origines européennes surtout) l’opportunité de travailler sur des projets d’envergures pour ainsi avoir plus de chance de percer dans la Musique de Film. Le studio est donc fondé en 1989 avec son ami Jay Rifkin. Nick Glennie-Smith, John Van Tongeren ou Mark Mancina font partie des premiers acolytes avec qui il commence l’aventure de cette corporation, qui devient Remote Control en 2003 à la suite d’une grave querelle avec Jay Rifkin. Un changement de nom et un renouvellement d’effectif car, à l’époque, Nick Glennie-Smith, Harry Gregson-Williams, Mark Mancina, Jeff Rona ou Justin Caine Burnett prennent leurs distances avec la tutelle de Zimmer et laissent la place à une nouvelle génération dignement représentée par des compositeurs talentueux tels Klaus Badelt, Ramin Djawadi, Steve Jablonsky , Trevor Morris, ou Clay Duncan.

… controversé

Hans Zimmer est à la Musique de Film ce que Cristiano Ronaldo est au Football : un immense talent controversé, aimé, détesté, ou qu’on aime détester. Est-ce la place de plus en plus importante que prend sa corporation dans la Musique de Film hollywoodienne qui fait grincer des dents ? Peut-être. Car Media Venture et surtout Remote Control lui permettent de décrocher des gros projets qu’il partage avec ses compositeurs associés. Une situation qui crée des tentations et quelques polémiques dues au fait qu’Hans Zimmer est crédité de partitions qu’il n’a pas totalement écrite, tels que celles du Millenium (1992) ou de The Whole Wide World (1996), dont il a surtout supervisé les réalisations. Hans Zimmer a reconnu que c’était plus facile de vendre une composition estampillée à son nom plutôt qu’au nom d’un compositeur quasi inconnu aux yeux du public. Mais il n’a pas recommencer depuis… D’autres mauvaises langues lui reprochent des bandes originales trop « boom boom », faisant référence à son style hautement percussif, oubliant sa capacité à signer des partitions beaucoup plus lyriques ou poétiques. La controverse : une des rançons du succès ? Sans doute…

Toutefois, Hans Zimmer est tout de même très respecté par la profession. Les grands projets que nombre de réalisateurs continuent de lui proposer lui permettent de poursuivre sa route dans les pas de ses illustres ainés tels Ennio Morriconne ou John Williams. Le 24 octobre, il recevra un Honorary Key Art Award récompensant l’ensemble de sa carrière. Et quelle carrière !

Didier Bianay

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