La musique est belle

(n°1240)

Musiques De Films Légendaires

Nicola Piovani

Buon Giorno Principessa !! Cela doit faire 20 ans que j’ai vu ce film et cette phrase m’est restée tout comme cette superbe musique signée Nicola Piovani. Cette composition n’était pour rappeler l’effroi de la Seconde Guerre mondiale mais plutôt pour souligner l’état d’esprit d’un garçon protégé d’une horrible réalité. Tout ceci ne serait qu’un jeu pour gagner un char, selon la fable paternelle. Une jolie mélodie, de belles harmonies, de beaux enchaînements d’accords, la composition se veut plutôt sentimentale, un brin sautillante, innocente, avec une bonne dose de luminosité, bien que la partie médiane (1:31 à 1:57) laisse transparaître un certain doute…

Ce thème principal est le meilleur échantillon d’une BO qui fut primée en 1999 par un oscar et nominée aux Grammys, aux David di Donatello, aux Ciak d’oro et aux Rubans d’argents. Devrait-on dire qu’elle est l’oeuvre d’une vie ? Pas vraiment car sur ses plus de 50 années de carrière le compositeur italien a brillé par sa régularité, enchaînant les bonnes critiques avant et après ce long-métrage de Roberto Benigni, et on pourrait citer les BO de Ginger E Fred (1986), de Pinocchio (2002), de La Tigre E La Neve (2005), d’Hungry Hearts (2014), et d’Il Traditore (2019). Il a souvent été rappelé par les réalisateurs Mario Monicelli, Michelangelo Antonioni, les frères Taviani, Nanni Moretti ou encore Philippe Lioret, signes d’une reconnaissance persistante des Cinémas italien et français. Pour Piovani il n’y a donc pas que La Vie Est Belle dans la vie, mais c’est grâce à la partition de cette comédie dramatique qu’il s’est le plus fait remarquer à l’échelle internationale et qu’il a signé par un magnifique point d’orgue une tout aussi belle carrière.

Didier Bianay

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Dernier single (Le Corsaire) :

Tout un monde à venger

(n°1208)

Musiques De Films Légendaires

Alan Silvestri

Comme dans Avengers : Endgame, petit saut dans le temps pour revenir en mai 2012. À l’époque j’étais au Canada et François Hollande n’arrêtait pas de répéter « Moi Président de la République ». (Lui Président de la République ?!!). Bref à l’échelle cinématographique il n’y a pas si longtemps qu’a été composé le thème d’Avengers que l’on doit à Alan Silvestri et qui est étroitement lié à la scène du rassemblement pour la bataille finale (voir vidéo ci-dessous). En effet, de l’aveu du compositeur, elle a été l’élément à partir duquel il a réfléchi cette composition. Hors de question pour Silvestri de donner un thème à chacun des personnages, et connaissant l’importance que Marvel accorde à ses super-héros et à l’équivalence entre eux, il voulait un hymne les rassemblant tous derrière une idée de courage, de grandeur, d’héroïsme. C’est ainsi qu’après une entame un peu bancale l’orchestre finit par se coordonner progressivement autour de la même mélodie, l’unisson. La fin de la partition est reprise pratiquement à l’identique dans la scène précitée, un grand moment de scoring pour des personnages centraux qui n’ont jamais été aussi unis face à l’adversité.

Un mythe musical était né et a perduré. L’Avengers Theme est sans doute le thème le plus connu et le plus emblématique de l’ère du Marvel Cinematic Universe (depuis 2008), ayant été repris pour Avengers 2, 3 et 4. On a souvent reproché à Marvel le manque de continuité musicale dans diverses franchises comme Thor, Iron Man ou Ant-Man, surtout en ce qui concerne les thèmes musicaux ; mais l’Avengers Theme est de ceux dont on a du mal à se débarrasser…

Didier Bianay

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Encore et toujours frodonnés

(n°1193)

Musiques De Films Légendaires

Howard Shore

La BO de la saga du Seigneur Des Anneaux, projet de tous les superlatifs. 21 heures de musique, 4 ans de travail, des sessions d’enregistrements avec des formations allant de 230 à 400 musiciens, une grande collection de choeurs, de styles musicaux en fonction des différentes cultures de la Terre du Milieu et donc une instrumentation très variée, des techniques d’écriture diverses (écriture aléatoire, chant parlé, composition atonale etc.) Une orgie de musique de film, un chef d’oeuvre et un travail de scoring d’un rare aboutissement, à tel point que le musicologue Doug Adams n’en a pas consacré un article mais un livre… Bref, il y a beaucoup à dire sur ce qui constitue l’oeuvre d’une vie pour Howard Shore et qui lui rapporta plus de 40 récompenses dont 3 Oscars, 2 Golden Globes ou encore 3 Grammys. Si au départ beaucoup étaient sceptiques sur le choix de Shore, qui rappelons-le n’était pas un compositeur affilié à la musique épique, on peut dire que le canadien s’est davantage fait respecter dans le milieu.

Du coup cela m’a pris du temps pour me mettre d’accord avec moi-même sur le titre qui mettait bien en évidence les 2 thèmes musicaux les plus populaires de la saga et j’ai choisi The Road Goes Ever On…, Pt. 1. Cette composition de près de 6 minutes, audible à la fin du volet 1 (La Communauté de l’Anneau) reprend aussi le style principal de la bande-son de la trilogie, entre musique de film old school et opéra avec quelques consonances gaéliques. N’y figure pas le thème principal qui est présenté dans la première piste de la BO intitulée One Ring To Rule Them All, la base de travail d’Howard Shore, une mélodie plus introvertie, plus mystérieuse et moins populaire d’où découlent les thèmes Fellowship (2:15), The Shire (3:52) et une centaine d’autres… Un autre record.

Didier Bianay

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Le tenace thème des Charlie’s Angels

(n°1126)

Musiques De Films Légendaires

Jack Elliott

Allyn Ferguson

 

 

 

 

 

 

 

 

Aaah le fameux thème de Charlie et ses Drôles de Dames qui a marqué toute une génération, tout autant que cette série phare des années 70. Il est l’œuvre de Jack Elliott et Allyn Ferguson qui ont, drôlement, connu des carrières analogues. Pratiquement du même âge, en tout cas de la même génération, ils ont tous les deux été affiliés à un orchestre de Jazz avant de démarrer leurs carrières dans la Musique de Film au cours des 60’s. C’est lors de la décennie suivante qu’ils formèrent un tandem régulier, collaborant sur Charlie’s Angels, Barney Miller, Banacek, Fish, Police Story, Big Hawaii, Starsky and Hutch, S.W.A.T. et The Rookies et créant la Foundation for New American Music en 1978. Enfin il est amusant, et un peu triste, de constater que ces deux compositeurs prolifiques ont aussi beaucoup servi en tant que chefs d’orchestres de cérémonies prestigieuses tels les Oscars, les Grammys ou les Emmys, des grands rendez-vous souvent manqués dont seul Allyn Patterson profita, récoltant un Emmy en 1985 pour la partition de Camille.

Désormais partis rejoindre d’autres anges, il reste principalement de ces deux amis ce thème iconique, une composition qui allait de pair avec son temps et les 3 héroïnes, d’un fond funky enrobé de cordes et d’une trompette élégantes. Un air qui passe en douceur et reste dans les esprits. C’est ainsi qu’il n’a point été oublié par le groupe rock Apollo 440 et le DJ Black Caviar pour les comptes des films sortis en 2000 et 2019, et il qu’il a inspiré la musique du générique de la nouvelle série (2011) ; le trait d’union parfait pour lier toutes ces réadaptations à leur série culte, un trait d’union symbolique pour commémorer deux destinées sœurs.

Didier Bianay

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J’avais bien aimé

(n°1058)

Musiques De Films Légendaires

Warren Barker

Howard Greenfied

Jack Keller

 

 

 

 

 

 

 

Mon enfance dans les 90’s, dire qu’à l’époque Ma Sorcière Bien Aimée était vintage. Le temps passe vite mais les thèmes légendaires restent. Aujourd’hui nous nous intéressons à celui d’une série culte des années 60 et 70 qui a cumulé 254 épisodes.

Cette courte composition on la doit à Jack Keller et Howard Greenfield à l’époque considérés comme faisant partie des meilleurs paroliers de leur génération, avec à leur actif les énormes tubes de Connie Francis (Everybody’s Somebody’s Fool et My Heart Has a Mind Of Its Own), Jimmy Clanton (Venus In Blue Jeans) et Brenda Lee (Your Used To Be). Par la suite ils écriront conjointement le thème de la série Gidget (1965) et connaîtront séparément des carrières de parolier assez abouties, Howard Greenfield faisant même parti du Songwriters Hall of Fame depuis 1991.

Mais l’ironie veut que leurs plus populaire héritage soit cet instrumental, ou plutôt la version instrumentale puisque leurs démo possédait des paroles. Une version chantée aurait d’ailleurs pu apparaître dès la saison 2 mais les producteurs n’ont pas jugé utile de dépenser 2500 dollars pour l’enregistrement, malgré l’accord d’un Jerry Vale en pleine bourre. Alors cette adaptation swing-orchestrale arrangée par le compositeur attitré de la série, Warren Barker, a été maintenue, de rares variations de partition et d’animation ayant été pratiquées sur le générique pour des sponsors comme Chevrolet (vidéo ci-dessous) ou encore Quaker Oats, toujours en préservant cet accent léger, fantastique et romantique incarné par cloches, célestas et cordes. Sans parole tout était dit, Barker ayant eu la bonne idée d’ajouter son coup de xylophone passé à la postérité (0:14) et qui accompagnait les fameux nose twitch d’Elisabeth Montgomery, mimique que je n’ai d’ailleurs jamais réussi à reproduire…

Didier Bianay

Le meilleur de Myers

(n°949)

Musiques De Films Légendaires

Stanley Myers (1930-1993)

Le fameux thème du film de Michael Cimino The Deer Hunter (1979)… ERRATUM ! Comme le montre cette vidéo on attribue souvent à tord le morceau Cavatina au drame mené par Robert De Niro alors qu’en réalité l’œuvre de Stanley Myers fut composée pour The Walking Stick (1970), un long métrage romantique tombé dans l’oubli. À l’origine écrit pour piano, l’air de Cavatina a été retranscrit pour guitare à la demande de John Williams (le guitariste), puis s’est vu ajouté des paroles et le titre He Was Beautiful en 1973. Mais il aura fallu attendre le succès du film The Deer Hunter (Voyage au Bout de L’enfer) pour que Cavatina décolle réellement, rentrant dans le top 20 du UK Charts, et dans la culture populaire. Car il sera repris par différents artistes tels The Shadows, Iris Williams, Paul Potts, Camilla Kerslake’s etc., réutilisé dans les programmes jeunesses britanniques Take Hart et Vision On ou encore dans les célèbres longs métrages Jarhead et Battlestar Galactica.

C’est de l’aube des 60’s au début des 90’s que Stanley Myers a fait son chemin, plus de 3 décennies de carrière et quelques mentions honorables dont un prix à Cannes en 1987 pour la bande-son de Prick Up Your Ears. Il aura aussi beaucoup collaboré avec le réalisateur Stephen Frears et lancé la carrière d’Hans Zimmer, le faisant participer à l’écriture de certaines de ses bandes-son. Parmi les plus de 120 références dans sa filmographie dont Flagellations, Too Much !, Mortelles confessions et The Witches, demeurera toujours en proue ce thème composé pour une romance délaissée, l’œuvre de toute une vie. Un classique populaire, de ceux que vous avez toujours l’impression d’avoir déjà entendu quelque part, forcément.

Didier Bianay

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Cool Alan, Cool !

(n°927)

Musiques De Films Légendaires

Alan Silvestri

Une plume finit sa chute et une inspiration se dévoile, l’une des plus belles d’Alan Silvestri. 

En 1994, le natif de Manhattan honorait une 10ème collaboration avec Robert Zemeckis, quelques années après la fin de la trilogie Retour Vers Le Futur. Mais Forrest Gump c’était un tout autre thème, et ce thème c’est tout Forrest. Intitulée I’m Forrest… Forrest Gump et placée au début du film, avant l’entrée en lice du personnage principal, la composition laisse entrevoir la sensibilité et l’innocence de celui-ci par une interprétation lyrique au piano et aux violons ; on ressent aussi dans ses harmonies édulcorées la nostalgie d’une existence riche en enseignements.

Justement, par extension, la bande-son de Forrest Gump accompagne les moments forts de la vie du protagoniste avec 3 autres thèmes émotifs, l’enfantin You’re No Different, le triste ‘You can’t Sit Here’ ainsi que le triomphant Run Forrest Run. Toutefois, ce n’est que rarement qu’Alan Silvestri adopte une écriture expansive voire exhubérante, préférant la plupart du temps coller à la modestie du personnage avec des effectifs d’instrumentistes réduits et des morceaux courts. Davantage pensée pour souligner l’Image, la BO a connu des critiques mitigées, cependant elle n’a pas empêché Alan Silvestri de connaître sa 1ère nomination aux Oscars 95 ainsi qu’aux Golden Globes 95, entre autres. À elle seule l’oeuvre phare I’m Forrest… Forrest Gump a rapporté au compositeur une nomination aux Grammys et l’a élevé un peu plus dans la légende de la Musique de Film. Ça arrive des fois… enfin, aux plus talentueux.

Didier Bianay

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Immatriculée conception

(n°875)

Musique de Films Légendaires

Hans Zimmer

Le morceau le plus jeune que je mets dans ce panthéon-maison de la Musique de Film. Time, d’Inception n’a pas 8 ans, il est même tellement récent qu’il ressemble à ce que j’entends toutes les semaines parmi les sorties BO. De conception minimaliste il voit une succession d’accords efficace être ornée au fur et à mesure de différents pans de l’orchestre, avant que les puissantes cuivres et leurs timbres déchirant signent typiquement le style Zimmer, style que l’on peut retrouver chez ses disciples de la Remote Control, surtout Rupert Gregson Williams.

Connu depuis pour avoir des approches assez particulières avec Hans Zimmer, le réalisateur Christopher Nolan a d’abord dirigé le compositeur vers la chanson d’Édith Piaf Non Je Ne Regrette Rien avant de se raviser. Mais l’idée a finalement plu à Zimmer qui, plus tard, a avoué ainsi au Guardian que toute la BO avait été inspirée de cette fameuse chanson ; mais point de reprise, ou autre sampling, le rapprochement demeure lointain et plus discernable dans le tout aussi mythique Dream Is Collapsing. Time marque donc la conclusion de cette bande-son et aussi du film, lorsque Cobb (Leonardo DiCaprio) se demande si ce qu’il vit est bien réel ou encore un énième songe. Majoritairement silencieuse mais de plus en plus tendue, la scène laisse s’exprimer l’œuvre de Zimmer qui le lui rend bien en épaississant par son harmonie un mystère tenace. Du grand Nolan, du grand Zimmer et un bel exemple prouvant encore que la Musique à l’Image n’est toujours pas un art inutile. La 5ème roue du carrosse?! Non mais je rêve…

Didier Bianay

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Le chœur partagé

(n°850)

Musiques De Films Légendaires

John Williams

Star Wars revient bientôt, c’est l’occasion de se replonger dans un thème célèbre de la saga : Duel Of The Fates, par Monsieur John Williams.

C’est un fait, Duel Of The Fates est rapidement devenu un air classique de Star Wars quand bien même il est arrivé 22 ans après l’entame de la saga, soit en 1999 ; déjà d’entrée, avant même la sortie du film il permit au London Symphonic Orchestra de figurer dans le Total Request Live de MTV pendant 11 jours, en mai 99, une performance inédite pour une formation classique. Composée officiellement pour le générique final, l’œuvre fut inspirée du fameux combat entre Dark Maul, Obi-Wan et Qui-Gon Jinn. En effet le compositeur a évoqué en interview que l’ajout des chœurs donnait un « caractère religieux » au duel quant le lieu de la bataille lui faisait penser à un « haut lieu païen » ; il vit aussi ce combat à trois comme « un ballet » rituel qui « aboutirait à la mort d’un des combattants », mais par extension Duel Of The Fates est le symbole de la lutte entre le Bien et le Mal car on le retrouve dans l’épisode 2 au moment où un Anakin chancelant part délivrer sa mère, et dans l’épisode 3 lorsque Yoda combat vaillamment Palpatine. Mais bien que le morceau soit joué de manières quasi similaires à ces occasions c’est surtout dans le gigantisme du générateur de la planète Naboo que l’impressionnant chœur et les cuivres épiques trouvent un écho frappant.

Depuis la poursuite de la saga par Disney le thème semble toutefois avoir été abandonné, malgré son universalité, et rien ne laisse présager son retour la semaine prochaine dans les salles obscures hexagonales pour l’épisode 8. Qu’importe la composition est bien entrée dans la culture populaire via son emploi massif dans les jeux vidéos de la franchise, ainsi que par des clins d’œil, que ce soit à la Télévision ou dans le cadre de rencontres sportives. Et on le sait, quand la musique d’un film est mise à toutes les sauces, c’est qu’elle a fait recette…

Didier Bianay

bianaydidier.com

C’est super man !

(n°809)

Musiques De Films Légendaires 

John Williams

Retour sur l’un des thèmes les plus iconiques du Cinéma, le Superman March, et sur son parcours tortueux au regard des adaptations qui ont suivies le film de Richard Donner.

C’est amusant de constater à quoi tient un succès artistique. La musique que vous entendez n’aurait jamais dû existée puisque c’est Jerry Goldsmith qui était prévu pour composer la partition de Superman en 1978. Normal, Donner ayant eu pleine satisfation de Goldsmith sur The Omen il voulut l’embarquer avec lui dans ce nouveau projet, même si le décor était bien différent… Mais voilà conflit de planning oblige Goldsmith a dû décliner et c’est alors John Williams, en pleine bourre a l’époque, avec l’obtention d’un 3ème oscar en début d’année, qui s’est retrouvé sur le projet. En qualité de supersub il a livré un travail impressionnant autour non seulement de ce thème mythique mais aussi d’une grande palette d’autres leïtmotifs qui seront repris par ses successeurs Ken Thorne (Superman 2 et 3) et Alexander Courage (4). On peut alors presque dire que l’aventure s’est s’arrêtée sur le premier volet pour John Williams même s’il a fourni quelques mélodies pour le 4, néanmoins il reste le compositeur ayant laissé la plus profonde empreinte musicale dans l’univers de Superman depuis sa création en 1938.

Après la saga des années 70-80 le Superman March a connu un parcours en zig zag au Cinéma et à la Télévision. Ainsi, absent de Loïs et Clark, timide dans Smallville, il a fait son vrai retour en 2006 sur le film de Brian Singer Superman Returns avant d’être à nouveau remplacé par un thème inédit d’Hans Zimmer sur Man Of Steel et Batman vs Superman. Mais les nostalgiques ont été contents d’apprendre la semaine passée que Danny Elfman l’inclura dans le film Justice League qui sortira tout prochainement. Même 39 ans après, il faut toujours qu’on y revienne. C’est le propre des airs légendaires du 7ème art, ils semblent immortels…

Didier Bianay

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Le coup de… génie

(n°792)

Musiques De Films Légendaires

Bernard Herrmann

Retour sur un des célèbres thèmes de Psychose, lien parfait entre un réalisateur, une scène et un compositeur mythiques.

Vous ne l’avez peut-être jamais chanté sous la douche mais vous l’avez certainement déjà entendu, le grinçant The Murder. Le paradoxe c’est que le passage constitué d’accords répétés est un des arrangements les plus simples qu’ait écrit le talentueux Bernard Herrmann, mais c’est bien celui qui le fit passer à la postérité.

Pourtant cette composition n’aurait jamais dû exister puisqu’Alfred Hitchcock ne voulait pas de musique sur la célèbre scène de la douche, mais c’était sans compter sur l’entêtement d’Herrmann qui outrepassa les instructions avant de persuader le réalisateur. L’autre surprise vient du fait que le compositeur ait fait par extension sa meilleure BO avec un effectif symphonique assez limité. En effet, faute de budget suffisant, son orchestre ne comporta que des cordes dont il exploita le large panel de ressources techniques, la sourdine comprise, ou dont il durcit le rendu sonore par un rapprochement des micros.

Le tandem Hitchcock-Hermann fut fructueux entre 1955 et 1966, oeuvrant sur Sueurs froides, La Mort Aux Trousses, Les Oiseaux, Pas de Printemps pour Marnie ; mais Le Rideau Déchiré marquera sa fin définitive après qu’Hermann ait tenté un trop gros forcing… Réputé tête de mule, Bernard Hermann est avant tout considéré comme faisant partie des tout meilleurs de l’histoire de la Musique de Film avec comme références les BO de Citizen Kane, Taxi Driver, Obsession, Le Jour où la Terre S’arrêta ou encore celle de Tous les Biens de la Terre qui lui rapporta un oscar en 1942. C’est aussi, par ses nombreuses expérimentations musicales et son style d’écriture très dissonant et hypnotique, l’homme qui proposa une rupture avec le Classique au Cinéma, hantant les partitions modernes dans leurs harmonies, leurs constructions et leurs audaces.

Didier Bianay

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L’oppressant thème d’X-Files

(n°726)

Musiques De Films Légendaires

mark-snow

Mark Snow

Petit back flip sur le flippant thème d’X-Files qui me faisait autant frissonner que l’image du spectre marchant dans le couloir, quand, enfant je m’apprêtais à découvrir un n-ième épisode de la série créée par Chris Carter. Cette compo de 3:25 on la doit à Mark Snow, un des grands compositeurs de la Télévision qui, même avant le début du projet X-Files, était déjà une valeur sûre dans ce milieu. Plutôt simple en apparence le thème a suscité tant de recherches qu’il symbolise bien le fait que le travail sur des sonorités électroniques n’est pas si aisé que beaucoup le pensent ; en effet, rien que pour la piste principale le compositeur a testé de multiples effets, sonorités acoustiques et électroniques pour enfin opter pour un combo entre le son Whistling Joe et les sifflements de… sa femme. Mais l’autre fait qui illustre aussi toute la subtilité du sound design est que ce même compositeur n’ait jamais réussi à reproduire décemment ce morceau culte à l’aube de la 10ème saison (2015), d’où l’utilisation actuelle du thème originel.

S’il a bien fallu un coup de pouce de son ami et directeur exécutif R.W. Goodwin pour qu’il puisse proposer ses services à la production, cette dernière convaincue par ses auditions n’a plus lâché Mark Snow jusqu’à la saison 10 et l’a aussi appelé pour les spin-off Millenium et Au cœur Du Complot ainsi que pour les films X-Files et X-Files : Régénération. Tout au long de la série Mike Snow a su composer avec les désirs musicaux des producteurs qui voulaient quelque chose de très électro-ambient, mais le compositeur a su négocier quelques œuvres plus musicales. Avec les aventures de Mulder et Scully il a ainsi pu glaner entre 94 et 2002 quelques nominations aux Emmy (6) dont une pour ce thème principal. Toutefois malgré sa grande contribution dans la Télévision américaine avec notamment des habillages musicaux pour les séries Smallville, Ghost Whisperer, Blue Bloods, Snow n’a jamais décroché le moindre Emmy de sa carrière, presque un mystère pour un éminent et avant gardiste compositeur, archi-reconnu par ses pairs. Mais il aura au moins réussi, avec cette musique aux harmonies étranges et mystérieuses, à traumatiser toute une génération…

Didier Bianay

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Impérial

(n°698)

Musiques de Films Légendaires

John+Williams

John Williams

Il fallait y être le 29 avril 1980 au Symphony Hall de Boston pour entendre pour la toute première fois la Marche Impériale, 3 semaines avant la sortie de l’épisode 5 de Star Wars. Composée par John Williams et interprétée ce soir-la par le prestigieux Boston Pops Orchestra, elle est devenue une œuvre mythique au panthéon de la Musique de Film. C’est l’une de ses œuvres qui a rapporté à Williams le plus de reconnaissance et le plus de… droits d’auteur tant elle est rentrée dans la culture populaire et a été reprise d’innombrables fois par des artistes mais surtout par des franchises sportives nord-américaines au début des matches.

Mais en ce qui concerne son utilisation dans la saga, elle s’est faite à reculons forcément puisque le personnage est au cœur de la première trilogie 4, 5, 6 avant l’arrivée des préquels. Et toute la difficulté pour John Williams est venue à la préparation de l’épisode 1 lorsqu’il s’agissait donc de réaliser le thème du jeune et innocent Anakin Skywalker sans se départir du sinistre thème qui illustre son avenir. Il avait alors proposé un antécédent (vidéo ci-dessous) comportant une mélodie un brin instable mais lumineuse ponctuée par une insistance de plus en plus pressante de 4 notes bien explicites, avant que le tout ne meure sur le souffle très discret de qui vous savez… Ultérieurement, pour les épisodes 2 et 3, le compositeur a rendu le thème de plus en plus évident au fur et à mesure qu’Anakin s’assombrissait. Utilisé à plusieurs reprises dans le récent spin-off Rogue One, il a été très peu entendu dans le 7 qui est de loin postérieur à la mort du funeste empereur et a peu de chance d’être à nouveau entendu dans les épisodes 8 et 9 ; mais son empreinte incisive et sombre encore nous hantera…

Didier Bianay

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Dans les annales

(n°673)

Musiques De Films Légendaires

Bruce Springsteen

Bruce Springsteen

Bruce Springsteen a été très loin de capoter avec ce morceau Streets Of Philadelphia qui a fait un carton de part et d’autre de l’Atlantique en 1994. Alors s’il est vrai que le chanteur américain a récolté 1 oscar, 1 Golden Globe, 4 Grammies et une honorable 9ème place au Billboard Hot 100 dans son pays d’origine, c’est surtout en Europe que ce single composé pour le film Philadelphia a imposé sa légende, dominant un temps les charts en Autriche, Belgique, France, Allemagne, Irlande, Italie et en Norvège, sans oublier une place de leader chez le voisin canadien et des places d’honneur dans bien d’autres pays, européens ou non.

Mais Streets Of Philadelphia est plus qu’un tube il est aussi devenu à part entière une figure du Cinéma, vissée au film Philadelphia tout comme à son message. Il faut dire que le chanteur a su si bien capter les désirs du réalisateur Jonathan Demme et le pouls de ce drame inspiré de faits réels traitant du Sida, de l’homosexualité et de l’homophobie ; en effet on retrouve dans cette composition un ensemble d’éléments complices au genre dramatique avec ces tenues de synthé sur des enchaînements d’accords mélancoliques ou encore la voix désabusée et triste de Springsteen alternée aux murmures hantés du refrain. Les paroles non plus ne sont pas en reste, elles qui reprennent poétiquement les thèmes principaux du film de manière touchante, montrant par là à quel point l’humaniste et tolérant Bruce Springsteen épousa cette cause. Un artiste bien choisi pour accompagner le souhait de William Penn qui voulait que ces mêmes qualités aient pour capitale la ville qu’il a fondée, Philadelphie.

Didier Bianay

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So magnificent !

(n°656)

Musiques de Films Légendaires

Elmer Bernstein

Elmer Bernstein

Les 7 Mercenaires d’Antoine Fuqua sont encore au cinéma, alors on en profite pour revenir sur l’indéboulonnable thème initial du maestro Elmer Bernstein composé en 1960.

« So magnificent ! » car cette composition de Bernstein est une réussite avec une splendide mélodie, facilement mémorisable, à laquelle le compositeur en fait voir de toutes les couleurs. D’abord aventureuse avec un orchestre ample et engagé elle prend aussi une teinte verte-blanche-rouge par des arrangements typiques de la musique mexicaine, en référence au lieu où se tient l’intrigue. Mais en quête de modulation elle sait s’adoucir et rosir, adoptant un aspect plutôt romantique pour dépeindre l’amour sous-jacent entre Chico et Petra.

Et puis « So magnificent ! » aussi puisque c’est La musique de Magnificent Seven, l’étendard de toute une saga, d’un concept. Bien qu’il ne soit pas sorti sur support audio tout de suite et qu’il ait fallu pour cela attendre la BO du volet suivant, Le Retour Des Sept (1966), le titre est rapidement devenu populaire étant repris dans la foulée de la sortie du film par le groupe de jazz Al Caiola (1961) et le John Barry Seven (1961). Il s’est rappelé aux bons souvenirs des aficionados sur la série Les 7 Mercenaires diffusée au crépuscule des 90’s ; et quand bien même la bande-son du récent remake (signée James Horner et Simon Franglen) a pris ses distances stylistiquement et mélodiquement, le thème de Bernstein a fait une réapparition de choix au moment des crédits. Comme un passage obligé ou une cerise sur ce gâteau… explosif.

Didier Bianay

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Les misters de l’Ouest

(n°644)

Musiques de Films Légendaires

Richard Markowitz

Richard Markowitz

C’était longtemps resté un mystère, la paternité de cette composition, car Richard Markowitz n’a été crédité sur aucun épisode des 4 saisons des Mystères de L’ouest (1965-69). À l’origine il n’aurait même pas du faire partie du programme car avait été contacté en priorité Dimitri Tiomkin, à l’époque un des ténors de la Musique de Film hollywoodienne. Mais Tiomkin malgré 2 tentatives n’a pas donné satisfaction, les producteurs jugeant ces 2 ébauches musicales sérieuses complètement à l’Ouest par rapport à l’esprit de la série.

Car pour un programme fantaisiste et volontiers anachronique il fallait une musique du même calibre. C’est pourquoi Richard Markowitz a embarqué dans son morceau des flûtes frivoles, une guitare façon James Bond, des trompettes burlesques avant de partir sur un style symphonique typé Western, le tout soutenu en fond par une rythmique un brin militaire soulignant le contexte sécessionniste de l’intrigue. En moins de 90 secondes il a donc su résumer toute la teneur d’un programme qui connaîtra 4 saisons à succès avant de se faire arrêter pour excès de violence. Au fil du temps Richard Markowitz a récupéré les crédits du thème tout en poursuivant une carrière honorable dans la Musique de Film, surtout au tournant des 70’s où il composera pour quelques épisodes des saisons 3 et 4 de la série Mission Impossible.

Sa nomination aux Emmys 1988 pour la musique-thème de The Law and Harry McGraw sera le dernier grand coup de sa carrière. Décédé en 1994 il n’a pas eu connaissance du remake sorti en 1999 ; et bien que la BO de la version de Barry Sonnenfeld n’ait pas incorporé son œuvre, ce thème originel demeure La musique de Wild Wild West, malgré tous les efforts de Will Smith… Mais au nom de mon adolescence je vais quand-même me faire plaisir… :

Didier Bianay

bianaydidier.com

Au-dessus de tout

(n°636)

Musiques De Films Légendaires

Harold Arlen

Harold Arlen

L’un des monuments du Cinéma ! Élue meilleure chanson originale de tous les temps par la RIAA, la NEA et aussi l’AFI (100 years… 100 song), composée par Harold Arlen, écrite par Yip Harburg et interprétée par la fameuse Judy Garland pour Le Magicien d’Oz, Over The Rainbow a beaucoup d’arguments pour expliquer son succès et sa pérennité. Il y a tout d’abord ses merveilleuses mélodie et harmonie acidulées qui siéent bien à des paroles poétiques, porteuses d’espoir et semblant un peu en décalage avec l’époque où le film est sorti : 1939…

Et même si on précise que les paroles ont en fait été écrites en 1938, il en demeure la toute fin d’une époque d’espoir d’un monde en paix ; du temps de l’inquiétude avant une décennie troublée. Cependant l’avènement ultérieur de la Seconde Guerre Mondiale n’a pas fait tomber ce morceau aux oubliettes, porté qu’il fut par l’armée américaine presque en tant qu’hymne dans ce tragique affrontement international. Ce sont aussi ces mêmes mots d’espoir, un peu naïfs, qui ont inspiré la communauté LGBT au tournant de son histoire dans les années 70, pour ses combats idéologiques comme pour l’élaboration de son emblème, le drapeau arc-en-ciel. Ça vient de là ! Ça vient de cette ballade dont on ne compte plus les reprises faites notamment par Frank Sinatra, Tony Bennett, Doo-wop, Patti LaBelle and the Bluebelles, Jerry Lee Lewis, la version la plus populaire nous venant de l’‎Hawaïen Israel Kamakawiwoʻole en 1993 (vidéo ci-dessous). En tout Over The Rainbow ce sont des millions de singles vendus, un oscar, un mythe entretenu par des reprises à succès et une œuvre qui en a finalement vu de toutes les couleurs car utilisée à toutes les sauces cinématographiques. Mais bon, tout comme le fait que Judy Garland n’ait été sollicitée pratiquement que pour cette chanson toute sa carrière, c’est la rançon du succès…

Didier Bianay

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Avec dignité

(n°617)

Musiques De Films Légendaires

John Williams

John Williams

« C’est différent de ce que nous avions fait auparavant. Nous avons tous les deux essayé de changer nos styles (…). John avait besoin de rendre hommage au souvenir que nous tentions de recréer. Ainsi que je ne voulais pas utiliser mais ficelles, c’est ainsi que John ne voulait pas utiliser les siennes ». Tels sont les mots de Steven Spielberg à insidefilm.com concernant son approche et celle du compositeur John Williams pour un film ayant finalement fait date, La Liste De Schindler.

Sur le thème de ce long-métrage tout a été fait pour remémorer dignement en musique cette terrible tragédie humaine. La mélodie se veut triste, l’orchestration intimiste et modeste avec un violon dominant joué par Itzhak Perlman. Et quelle interprétation ! On entendrait presque ce violon pleurer tant le jeu de ce virtuose est émotionel. Peu ostentatoire donc, profond, touchant et méditatif, ce thème de John Williams est l’un des plus mythiques et plus intelligents du Cinéma.

Dans la même lignée, le reste de la BO est très dramatique, avec tendresse comme avec force, possède la même teinte sombre et est tout aussi qualitatif ; et il est logique que cette partition ait remporté des prix prestigieux en 94 et 95 avec 1 Oscar, 1 Grammy, 1 BMI Award et 1 BAFTA, tout en ne passant pas très loin du Golden Globe. De plus l’album fut notamment certifié Disque d’argent au Royaume-Uni et Disque d’or aux USA avec plus de 500 000 copies vendus, de très bons scores pour une musique de film ; normal après tout, l’œuvre en elle-même est exceptionnelle, possédant une telle âme et une telle larme.

Didier Bianay

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La musique de Rocky (2/2)

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Musiques De Films Légendaires

Survivor

Survivor

Après avoir parlé de Gonna Fly Now dans le premier volet, on s’attaque à une autre musique phare de la saga Rocky, le fameux Eye Of The Tiger.

Malgré tout le talent de Bill Conti, Sylvester Stallone avait des envies de changement du moins pour la musique thème du troisième épisode de Rocky (1982). Il aurait juste fallu un « oui » de la part de Queen pour que cette chanson n’existât pas mais les choses ne se sont pas passées comme souhaité pour Stallone qui s’est vu refuser l’emprunt de la chanson Another One Bites The Dust. Tant pis il a fait sans, et comment ! Cela lui a même été bénéfique. En effet Eye Of The Tiger, taillé pour le film par le groupe Survivor, est bien plus engageant, plus percutant rythmiquement et les paroles ne sont pas en reste, transpirant la pêche et la détermination que le héros recherche à chacun de ses combats. Et vous savez ce qui arrive aux chansons qui sont bien foutues, hé bien elles font un carton dans les bacs. Sortie en mai 1982, le titre atteint les sommets ou les places d’honneur aux quatres coins du monde et est classé chanson numéro 2 de l’année 1982 aux USA, tout en ayant une nomination aux Oscars l’année suivante. Preuve qu’elle a mieux survécu que le groupe qui l’a composé elle a dépassé les 4 millions de téléchargements en… février 2015.

Véritable ode au courage et à l’amour du challenge, Eye Of The Tiger inspira bien-sûr beaucoup d’artistes mais aussi les politiciens Mitt Romney, Newt Gingrich et Mike Huckabee qui se sont tous les 3 fait plus ou moins griffer par Survivor pour l’avoir utilisé dans leurs campagnes sans autorisation. Un tel monument, c’est sacré, poing !

Didier Bianay

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La musique de Rocky (1/2)

Musiques De Films Légendaires

Bill Conti

Bill Conti

C’est le premier volet consacré aux 2 musiques légendaire issues de la saga Rocky. On commence avec celle qui a accompagné Rocky Balboa dès ses premiers défis, Gonna Fly Now ou Rocky Theme, composée par Bill Conti.

L’une des musiques de films les plus populaires. Attachée à cette fameuse scène où Rocky court à travers les rues du Philadelphie des années 70, Gonna Fly Now est par essence une composition engageante, punchy, et dans l’air de son temps avec son brin de disco agrémentant de brillants arrangements orchestraux. Le succès ne s’est pas fait attendre avec une première place en juillet 1977, 4 mois après sa sortie, et un classement parmi les 25 meilleurs singles de l’année 1977. La même année il frôle même l’oscar de la meilleure chanson s’inclinant derrière Evergreen mais restant plus inoubliable que le titre de Barbra Streisand. Devenant un hymne au courage, au challenge dans l’imagination populaire, le single a été assigné à certaines franchise sportives de Philadelphie, mais dans nos contrées c’est RTL qui l’a le plus récupéré en en faisant le générique des Grosses Têtes depuis 1977.

Auteur d’une excellente partition pour le film, Bill Conti sera rappelé ultérieurement sur Rocky 2, 3, 5 avant de revenir il y a 10 ans sur le 6ème volet. Certifié disque d’or grâce aux plus d’un million d’exemplaires vendus aux USA, Gonna Fly Now a fait décoller la carrière du compositeur et est demeuré indéboulonnable dans la saga quand bien même Ludwig Göransson lui succéda sur la BO de Creed ; normal le morceau est 58ème au classement AFI’s 100 Years… 100 Songs, un bon étalon…

Didier Bianay

bianaydidier.com