Ça a marché

Musiques de Films Légendaires

Vangelis

Vangelis

Ça a marché, alors qu’eux couraient au ralenti. Chariot Of Fire a été le carton single de l’année 1981, faisant preuve d’endurance dans le Billboard Hot 100 américain où il a atteint la place de leader après 5 mois de présence ! Et que dire de sa longévité de 64 semaines dans les charts australiens à part que ça tient du mythe. À vrai dire c’est aux 4 coins du monde que le disque s’est diffusé et Vangelis devint et resta jusqu’à présent l’artiste grec ayant reçu le plus de lauriers à l’échelle internationale.

Et dire que ce titre a failli ne jamais exister… et qu’il a fallu toute la détermination de Vangelis pour persuader le réalisateur Hugh Hudson de remplacer le morceau l’Enfant par une nouvelle composition originale, afin d’accompagner une scène devenue culte. On retrouve dans ce morceau instrumental le vrai style de Vangelis, à cheval entre style symphonique et électronique, et ce même si l’action du film se passait dans les années 20. Au magazine American Film il a étayé sa piste artistique : « Je ne voulais pas faire de musique d’époque. J’ai essayé de composer une bande son qui soit contemporaine et tout de même compatible avec l’époque du film. Mais je ne voulais pas partir sur un son complètement électronique ». Cette gymnastique a été une prise de risque à une époque où les sonorités électroniques en étaient à leurs échauffements et où le tout-symphonique pétait la forme, fièrement représenté par John Williams. Ce dernier, bien qu’ayant placé la barre haute avec la partition des Aventuriers de L’arche Perdue, a été devancé par celle de Chariots Of Fire qui remporta l’oscar en 1982.

Son introduction appelé Titles, puis pour des raisons pragmatiques Chariots Of Fire, atteint le stade de la légende et fut réutilisé dans de nombreux programmes télé et films, parfois à titre parodique, la parodie étant quelque part preuve de célébrité, n’est-ce pas ? Le single a même été remis récemment au goût du jour grâce aux JO de Londres pendant lesquels il était joué, entre autres, aux remises de médailles. C’est pour le coup d’envoi de cette même olympiade que le London Symphony Orchestra nous a gratifié d’une prestation comique avec un certain Mr Bean dans le rôle de l’empêcheur de tourner en rond…

Didier Bianay

bianaydidier.com

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